Le tribunal administratif d'Orléans a reconnu des fautes dans la prise en charge d'un accouchement survenu en 2013 au centre hospitalier de Saint-Amand-Montrond, condamnant l'établissement à verser près de 49 000 € à la Caisse primaire d’assurance maladie, comme l'a rapporté La République du Centre.
La mère, à l'époque âgée de 25 ans et présentant un surpoids ainsi qu'un diabète, a connu de graves complications lors de son accouchement. Celui-ci, qui a duré plus d'une heure, a nécessité l'utilisation d'une ventouse et d'une épisiotomie. Malheureusement, le bébé a subi une « fracture de la clavicule gauche » à la naissance, conséquence d'une « manœuvre obstétricale » contestée de la sage-femme.
513 000 € alloués pour préjudice
Maintenant âgée de 38 ans, la mère endure encore des séquelles durables de cet accouchement pénible. Elle utilise une canne pour marcher et éprouve des douleurs persistantes. En raison de son état de santé, elle a été licenciée pour inaptitude et perçoit désormais une pension d'invalidité ainsi que l'Allocation aux adultes handicapés (AAH).
Les juges ont en effet noté qu'une césarienne n'avait jamais été envisagée, exacerbant encore les complications. En outre, la cour d'appel de Bourges avait déjà condamné l'hôpital à indemniser le couple à hauteur de 513 000 € en 2024, les 49 000 € supplémentaires visant à couvrir des frais médicaux non pris en compte dans la première décision.
Des experts de la santé ont exprimé leurs préoccupations quant à la prise en charge médicale donnée dans cette affaire. Ils soulignent l'importance d'évaluer correctement les risques des patientes pour éviter de telles tragédies. Comme le fait remarquer le Dr. Dupont, obstétricien, « chaque décision médicale doit être prise avec le plus grand soin, surtout lorsqu'il s'agit de la vie d'une mère et de son enfant ».







