Le fromage Trèfle du Perche, avec sa forme unique et sa saveur délicate, espère obtenir son indication géographique protégée (IGP) d'ici début 2026. Une quinzaine de producteurs, parmi lesquels Cédric Charpentier, issus de plusieurs départements, attendent cette validation avec impatience.
Fabien Degoulet, fromager manceau, souligne : Beaucoup de rondeur, avec une touche d’amande et de beurre cuit, ce fromage est une valeur sûre dans ma boutique Fromage et ses amis.
Les producteurs, unis sous l'égide de l'Association des fromagers caprins Perche et Loir (AFCPL), se battent depuis plusieurs années pour ce label, symbolisant non seulement la qualité, mais aussi la protection de leur savoir-faire.
Cédric Charpentier, installé à Vibraye, déclare : Ce label est crucial pour protéger notre Trèfle du Perche et définir un territoire de production.
Les producteurs, répartis sur plusieurs départements, travaillent en respectant des cahiers des charges précis tout en préservant l’authenticité de leur produit.
Charpentier, à la Ferme du Gouet, opte pour des pratiques biologiques, nourrissant ses chèvres avec du foin et des cultures de la ferme. Produire de manière simple est ma philosophie,
confie-t-il, soulignant l'importance du bien-être animal et des méthodes traditionnelles. L’adhésion à l’IGP pourrait garantir la pérennité de cette spécialité, en offrant des perspectives d’avenir à ces artisans passionnés.
Cette quête de reconnaissance attire également l’attention d’experts en gastronomie, qui voient dans l’IGP un moyen de valoriser le terroir français. Ainsi, la lutte pour la reconnaissance du Trèfle du Perche est non seulement un combat pour un fromage, mais un symbole de la richesse et de la diversité gastronomique de la France.







