Carole Wright, une octogénaire résidant à Reading, en Angleterre, se trouve dans une situation préoccupante après avoir déposé un carton dans un point de collecte de recyclage. Selon une source de The Mirror, ce carton contenait l'emballage d'une poêle à œufs pochés et a été placé à un endroit qui ne lui était pas destiné.Quelques jours après cet incident, elle a reçu un courrier menaçant de la société Kingdom, mandatée par le conseil municipal, l'accusant d'abandon sauvage d'ordures.
La municipalité exige le paiement d'une amende de 600 livres sterling (environ 720 euros), à régler dans les plus brefs délais. La lettre, portant l'emblème du conseil de Reading, évoque la menace de poursuites judiciaires. Sa fille, Catherine, 50 ans, s'inquiète du sort de sa mère, affirmant qu'elle ne peut absolument pas se permettre un tel paiement. Carole, qui vit dans la région depuis 57 ans sans aucun incident à son actif, craint désormais de se retrouver derrière les barreaux.
Un fardeau émotionnel
Les conséquences émotionnelles de cette affaire sur Carole sont alarmantes. Selon le témoignage de Catherine, sa mère a cessé de s'alimenter et passe ses journées à pleurer. "Elle se tient assise, le regard perdu, répétant qu'elle n'en peut plus", raconte-t-elle aux médias britanniques. "Je suis profondément inquiète pour elle, son état de santé a considérablement décliné depuis cet événement." La rondeur des 84 ans approche rapidement, et cette situation pèse lourdement sur ses épaules.
La famille accuse les autorités d'un acharnement inadapté, surtout dans un contexte où les bacs de collecte étaient déjà pleins. Catherine souligne : "Ma mère, après toutes ces années, mérite mieux. Elle n'a jamais eu de problèmes et ne devrait pas être punie pour un simple carton, surtout à son âge, où le stress pèse sur sa mémoire. C'est inacceptable !"
Vers des issues juridiques incertaines
Au début, la famille a pensé avoir été victime d'une escroquerie, tant la situation semblait absurde. Ce n'est qu'après avoir contacté les services municipaux que Catherine a compris la gravité de la lettre. Le conseil municipal a annoncé qu'une enquête était en cours et a exprimé sa volonté de dialoguer pour envisager d’éventuelles circonstances atténuantes concernant cette affaire. Cependant, les proches de Carole se heurtent à un mur, déplorant l'absence de réponses de la société privée impliquée.
Les menaces judiciaires pèsent de manière de plus en plus pressante sur Carole. Un récent courrier de mise en demeure, reçu en janvier, indique que des poursuites pourraient être engagées. "Ma mère n’a pas les moyens de payer", insiste encore une fois Catherine. Le stress de la possibilité d'un procès hante Carole qui s'écrie : "Je vais finir au tribunal". Bien que sa fille essaie de la rassurer, l'idée de la prison terrifie cette grand-mère pourtant si aimante.







