Stéphanie Rist, actuelle ministre de la Santé, se trouve à un tournant décisif de sa carrière politique lors de l'élection législative partielle prévue les 18 et 25 janvier. Cette élection, qui pourrait influencer son avenir au sein du gouvernement, suit une victoire justifiée face au Rassemblement National (RN) en 2024. Engagée à démissionner si elle échoue, la ministre entre dans cette épreuve avec la pression d'une faible participation prévue, estimée entre 15 et 20 %.
« Mais nous allons gagner. Et je resterai ministre lorsque nous gagnerons », a déclaré la ministre lors d'une réunion publique, en présence de Gabriel Attal, secrétaire général de son parti, Renaissance. Le scrutin a été déclenché après que son suppléant a refusé de la remplacer à l'Assemblée Nationale, une décision jugée surprenante par certains observateurs politiques.
Son adversaire, Ghislaine Kounowski, candidate de la gauche et des écologistes, critique non seulement le coût de cette élection pour les contribuables, mais également le manque de transparence autour de la décision du suppléant. Elle dénonce une « inconséquence » politique, affirmant que la ministre a été mal entourée : « Madame Rist s'est associée à un suppléant qui ne voulait pas s'engager », a-t-elle déclaré.
Face à un paysage politique complexe, où la mobilisation des électeurs est cruciale, le Rassemblement National espère tirer parti de cette situation pour renforcer sa position. Tiffanie Rabault, candidate du RN, s'efforce de faire entendre sa voix dans une circonscription où elle a déjà obtenu un bon score lors des précédentes élections.
Stéphanie Rist, élue pour la première fois en 2017, se présente comme une figure montante du macronisme dans le Loiret. En cas de victoire, elle prévoit de céder son mandat à sa suppléante, Marie-Philippe Lubet, mairesse de Saint-Denis-en-Val, bien qu'elle soit consciente des défis à venir. La mobilisation des électeurs sera essentielle : « Chaque vote compte pour quatre », a-t-elle souligné dans un entretien récent.
Ce contexte a incité des experts politiques à se prononcer sur les enjeux cruciaux de cette élection. Selon l'analyse de l'institut de sondage Ifop, une participation faible pourrait favorablement jouer en faveur du RN. En conséquence, la dynamique entre l'opposition et la majorité pourrait s'en trouver bouleversée, rendant le scrutin encore plus imprévisible.
Ainsi, le Loiret se retrouve au cœur d'une bataille politique aux enjeux déterminants, un test crucial non seulement pour Stéphanie Rist, mais pour le processus politique national dans son ensemble. L'ensemble du spectre politique attend avec impatience le résultat de cette élection, à l'heure où le mécontentement des électeurs semble grandissant.







