Le 3 janvier 2026, l'armée américaine a réussi à capturer Nicolas Maduro à Caracas en moins de trois heures, marquant un succès opérationnel remarquable. En revanche, quatre ans plus tôt, les forces russes avaient subi une défaite cuisante lors de leur tentative de prendre l'aéroport de Hostomel, près de Kiev. Ces deux missions, bien qu'inspirées par des objectifs similaires, illustrent des résultats fondamentalement différents.
Les bruits de rotors et les explosions résonnent de manière similaire dans ces opérations, mais les résultats divergent largement. L'opération américaine, nommée « Absolute Resolve », s'est soldée par l'arrestation de Maduro et l'absence de pertes, tandis que l'assaut russe a été marqué par des destructions massives et des pertes humaines significatives.
Des objectifs contrastés
Les États-Unis ont opté pour une approche ciblée axée sur la capture de Maduro dans l'espoir de déclencher un changement politique au Venezuela. Le général Dominique Trinquand souligne que cette opération était stratégiquement risquée, mais a été exécutée avec précision. En revanche, la Russie cherchait à renverser rapidement le gouvernement ukrainien et à établir un contrôle total. Cet objectif ambitieux s'est heurté à une résistance ukrainienne déterminée.
Comme l'analyse le général Serge Cholley, l'échec de l’assaut sur Hostomel montre que la planification était défectueuse. Les forces russes n'ont pas réussi à sécuriser cet aéroport clé, ce qui a entravé leurs opérations dans la région. À l'inverse, les Américains ont brillamment coordonné leurs actions, aboutissant à une exécution fluide de la mission.
Plans tactiques et exécution
Les différences dans l'exécution sont également marquantes. Les forces américaines ont su neutraliser la chaîne de commandement ennemie et garantir la supériorité aérienne avant d'intervenir. Les opérateurs de la Delta Force et du 160th Special Operations Aviation Regiment ont été particulièrement efficaces, travaillant en étroite communication avec d'autres branches militaires.
Du côté russe, l'opération à Hostomel a souffert d'une planification médiocre et d'un manque d'intégration. Ce qui devait être une opération précise s’est transformé en une approche chaotique. La capture de cet aéroport était censée ouvrir la voie à des renforts, mais l'absence d'informations actualisées a coûté cher aux forces russes.
Leçons tirées
Ces événements soulignent l'importance de la coordination, de l'intelligence et de l'intégration dans la planification militaire. Le général de Saint-Quentin affirme que chaque branche des forces spéciales américaines a été intégrée dans une opération commune bien orchestrée, tandis que les Russes ont échoué à établir une stratégie efficace.
La capture de Maduro représente une démonstration éclatante des capacités modernes des forces spéciales, tandis que la débâcle à Hostomel demeure une étude de cas sur les dangers d'une planification inadéquate et d'une communication défaillante. Comme le souligne le général Cholley, « Caracas a prouvé que la planification et la coordination peuvent produire des résultats frappants, ce qui n'a pas été le cas pour les Russes qui, malgré des moyens impressionnants, n'ont pas su les exploiter efficacement ».







