À Cavaillon, la disparition des points de vente de drogue marque un tournant tant pour le quartier que pour ses habitants. Le préfet du Vaucluse se réjouit de cette évolution qui a vu le nombre de points de deal passer de 37 à seulement 22 en 2025. Parmi ceux récemment fermés figure celui de la cité du Docteur Ayme, au nord de la ville, qui n’est plus en activité depuis mai 2025.
Cette transformation est le fruit d'une réhabilitation active menée par la municipalité et du démantèlement des réseaux de trafiquants, comme le souligne le commandant Jérôme Boni, à la tête du commissariat local : "Nous avons intensifié nos opérations. Plus d'interpellations et de saisies ont été réalisées ces derniers mois, rendant le quartier plus sûr," explique-t-il.
Layla, une résidente du quartier, témoigne : "On revit normalement, comme avant, c’est merveilleux. Pendant des années, des guetteurs squattaient le hall de mon immeuble, rendant mes allées et venues compliquées. Maintenant, avec la démolition des tours, ils n'ont plus d'endroit où se cacher, je me sens enfin en sécurité." Ces changements, qui comprennent également la destruction de plusieurs bâtiments vétustes, visent à renforcer le cadre de vie des habitants.
Cependant, le commandant Boni met en garde : "Le trafic de drogue n'a pas totalement disparu. Les dealers trouvent d'autres méthodes, notamment via des livraisons." Des actions sont menées continuellement pour traquer ces nouveaux modes opératoires et assurer un environnement serein pour tous.
Comme l’indique une récente étude de l'INSEE, une amélioration des conditions de vie peut également entraîner des retombées économiques positives pour la ville. Les efforts combinés du préfet, de la police et des habitants semblent enfin porter leurs fruits. Le contraste est frappant : d’un climat de crainte, Cavaillon semble retrouver un souffle de sérénité et de communauté. Un retour à la vie paisible, dans l'espoir que cette dynamique positive se poursuive dans le temps.







