Washington (États-Unis) – Dans une démarche stratégique, Donald Trump prévoit de rencontrer vendredi les dirigeants des plus grandes compagnies pétrolières pour les convaincre de joindre son initiative visant à contrôler les ressources pétrolières du Venezuela. Le président des États-Unis a affirmé avoir convoqué 14 grandes entreprises, promettant un investissement d'au moins 100 milliards de dollars dans le pays sud-américain.
Des personnalités influentes comme celles d'Exxon Mobil, Chevron et ConocoPhillips seront présentes à la Maison Blanche. Notons que Chevron est actuellement la seule entreprise disposant d'une licence pour opérer au Venezuela, après que ses concurrentes ont quitté le pays en 2007, suite à la nationalisation des ressources par l’ancien président Hugo Chavez.
Trump ne cache pas que la question pétrolière est centrale dans son plan visant à renverser le régime de Nicolas Maduro, récemment destitué. La capture des ressources pétrolières du Venezuela, connu pour avoir les plus grandes réserves prouvées au monde avec 303.221 millions de barils, est une opportunité que le président américain cherche à exploiter, espérant ainsi faire baisser les cours des hydrocarbures.
Malgré cette volonté affichée, des défis majeurs demeurent. Les experts s'inquiètent des conditions d'instabilité politique qui aggravent les risques d'investissement. Chris Wright, ministre américain de l'Énergie, a déclaré qu'en cas de conditions favorables, il serait possible d'atteindre une production supplémentaire de quelques centaines de milliers de barils par jour à court terme. Cependant, il a ajouté que retrouver des niveaux de production historiques nécessiterait des investissements colossaux et un délai considérable.
En parallèle, Washington indique être prêt à lever certaines sanctions pour faciliter la vente du pétrole vénézuélien sur le marché international. Ainsi, Trump a précisé que le Venezuela pourrait fournir entre 30 et 50 millions de barils de pétrole de qualité avant de revenir à un contrôle total des revenus, avec l’engagement que les fonds seront utilisés uniquement pour acquérir des produits américains.
Mais pour réaliser cette vision, des investissements dès maintenant sont nécessaires. Le ministère américain de l'Énergie prévoit d'exporter du pétrole léger pour améliorer la qualité du brut vénézuélien, réputé pour sa viscosité, et de faire entrer des équipements et spécialistes pour remettre en état les infrastructures pétrolières en déclin. Cela démontre l’ardeur de l’administration Trump à transformer radicalement le paysage pétrolier du Venezuela et à relancer son économie, malgré les obscurités qui persistent autour de cette stratégie.
Les répercussions de ces décisions s'étendront au-delà des frontières vénézuéliennes, impactant aussi les marchés globaux de l'énergie.







