Le président américain, Donald Trump, a récemment exprimé son intention d'ordonner des frappes au sol ciblant les cartels de drogues, une décision qui pourrait marquer un tournant dans la lutte contre le narcotrafic en Amérique Latine. Au cours d'une interview accordée à Fox News, il a déclaré : « Nous allons commencer des frappes au sol en ce qui concerne les cartels. Les cartels dirigent le Mexique. C’est très triste de voir ce qui arrive à ce pays. »
Dans un contexte déjà tendu, où les États-Unis ont intensifié leurs activités militaires en mer, notamment contre des embarcations suspectées de transporter de la drogue, cette nouvelle annonce soulève des questions quant à l'endroit précis où ces frappes pourraient avoir lieu. Les experts s'accordent à dire que le Mexique est au centre de cette problématique, mais des actions sont également envisagées en Colombie, où Donald Trump et le président colombien Gustavo Petro ont convenu de mener des opérations conjointes contre la guérilla ELN, qui opère près de la frontière avec le Venezuela.
Cette coopération a été confirmée par Armando Benedetti, ministre de l’Intérieur colombien, ajoutant que les deux dirigeants ont discuté en détail des mesures à prendre contre cette organisation armée, qu'ils considèrent comme une menace croissante. La guérilla ELN, avec environ 5 800 membres, constitue la plus grande organisation rebelle d'Amérique Latine, opérant dans plus de 20 % des municipalités colombiennes, selon le centre d’études régionaux Insight Crime.
Après une escalade des tensions à la suite des récents bombardements à Caracas et des mouvements militaires en Colombie, la dynamique entre Washington et Bogotá semble se stabiliser. Le vice-ministre des Affaires étrangères colombien, Mauricio Jaramillo, a noté que les relations se situent actuellement sur une voie de sérénité, avec des dialogues constructifs à l'horizon.
Dans ce contexte, Trump a également évoqué la nécessité d'une réponse plus ferme envers les pays producteurs de cocaïne, notamment la Colombie, qu'il a qualifiée de « fournisseur majeur » du marché. En réponse, Jaramillo a souhaité maintenir un dialogue ouvert avec les États-Unis pour aborder cette problématique complexe, qui touche non seulement la Colombie, mais également l'ensemble de la région.
Un sommet d’urgence convoqué par Ivan Mordisco, leader d’un groupe rebelle, soulève encore davantage d’inquiétudes quant à la réaction des organisations armées face à ces menaces extérieures. Il a appelé à l'unité entre les factions insurgées de la région, affirmant que l'ennemi commun de la stabilité est plus dangereux que les disputes internes du passé.
Les prochaines actions, tant militaires que diplomatiques, pourraient donc dessiner un nouveau paysage sécuritaire en Amérique Latine, où cartels et groupes armés cherchent à préserver leurs intérêts face à une pression extérieure accrue.







