Le sociologue et intellectuel de gauche Edgar Morin, de son vrai nom Edgar Nahoum, est décédé ce samedi 30 mai à l'âge de 104 ans. Cette nouvelle a suscité une ondes de réactions dans le milieu politique et médiatique. S'identifiant comme un « braconnier du savoir », Morin avait été exclu du Parti communiste pour ses critiques envers le stalinisme, devenant ainsi une figure incontournable de la gauche contemporaine. Son épouse a partagé avec l'AFP : « Jusqu’à ses derniers jours, Edgar Morin est demeuré attentif au monde, à autrui, et aux enjeux humains qui ont nourri sa pensée. Le vide qu’il laisse est immense. Mais son courage, sa fidélité aux idéaux et son exigence morale nous accompagnent encore ».
Une pluie d’hommages à gauche
De nombreuses personnalités ont salué sa mémoire. Jean-Luc Mélenchon, sur le réseau X, a exprimé son émotion : « Salut ému à la mémoire d'Edgar Morin mort à 104 ans. Antifasciste, résistant, théoricien de la complexité... Un exemple ne meurt jamais ». En effet, malgré les controverses qui ont parfois jalonné sa carrière, Morin avait su garder un regard critique et lucide. En 2017, il avait signé une tribune de soutien à Tariq Ramadan, au cours de laquelle il notait que « en comparaison avec l’islam, c’est le christianisme qui a, par le passé, fait preuve de la plus grande intolérance ».
François Hollande a également rendu hommage à Morin, affirmant : « Edgar Morin aura traversé le siècle en l’éclairant. Marqué par la Résistance, il a toujours choisi les chemins de la liberté intellectuelle ». Dominique de Villepin a aussi ajouté que Morin était « un homme de mémoire, toujours tourné vers l’avenir », mettant en avant son impact intellectuel.
Du côté de la droite, peu d'échos ont été entendus. Cependant, Valérie Pécresse a décrit Morin comme « l’intelligence à l’état pur, rayonnant, et engagé », mettant en lumière son rôle central dans les débats contemporains.
Edgar Morin laisse derrière lui un précieux héritage intellectuel qui continuera d'inspirer des générations à venir.







