Lors d'une intervention remarquée au Dialogue de Shangri-La à Singapour, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, n'a pas mâché ses mots en s'en prenant à ses alliés européens. Il a dénoncé leur inaction prolongée en matière de renforcement de leur défense, déclarant : "Trop longtemps, les Européens ont ignoré les appels pressants à investir dans leur sécurité tout en adoptant une posture morale déconnectée."
Hegseth a clairement suggéré que l'Europe occidentale devrait s'inspirer des pays asiatiques, qui, selon lui, intègrent des intérêts nationaux concrets dans leurs collaborations. "Lorsque nos intérêts convergent, nous agissons avec détermination. Quand ils divergent, nous nous ajustons avec pragmatisme, sans drame et sans faire la morale", a-t-il ajouté, soulignant que l'Europe a un chemin à parcourir.
Reprenant les critiques de l'administration Trump, il a souligné que les capitales européennes faisaient preuve de "rhétorique mondialiste creuse" et ont trop longtemps ouvert leurs frontières tout en diminuant leurs capacités militaires. "Ils sont enfin en train de rattraper leur retard", a précisé Hegseth, pouvant faire écho à la volonté de Trump de réduire la présence militaire américaine sur le continent, un sujet récurrent ces dernières semaines.
Le ministre a souligné l'urgence pour l'Europe et l'OTAN de prendre des décisions cruciales pour la sécurité à venir. "Il est temps que les pays européens prennent leurs responsabilités et investissent réellement dans leur défense. Nous exigeons déjà 5 % du PIB pour la défense, mais beaucoup sont bien loin de cet objectif", a-t-il insisté.
Des voix critiques, comme celle du diplomate Marco Rubio, rappellent aux Européens qu'ils devront apprendre à fonctionner avec moins de soldats américains. À une époque où les tensions géopolitiques montent, ces déclarations renvoient à une prise de conscience nécessaire au sein des nations européennes.







