Une série tragique de noyades sur le littoral girondin a provoqué une onde de choc parmi les élus régionaux. Depuis le 24 mai, quatre personnes ont perdu la vie en raison de courants de baïnes, un incident qui a conduit le maire de Lacanau à convoquer une réunion avec ses collègues de la région. L'objectif ? Obtenir des ressources supplémentaires pour renforcer la surveillance des plages, surtout en dehors de la haute saison, comme le souligne France Info.
Guillaume Counilh, préposé aux plages de Lacanau, Carcans et Hourtin, a constaté une affluence record : "On s'attend à des chiffres similaires à ceux de la haute saison d'été, voire plus. Cela appelle à des mesures de sécurité exceptionnelles", explique-t-il.
S'adapter aux vagues de chaleur
La hausse démographique de la métropole de Bordeaux participe également à ce changement. Les élus s'accordent à dire qu'il est crucial d'étendre la période de surveillance des plages. Martial Zaninetti, maire du Porge, va même au-delà en annonçant une surveillance anticipée, souhaitant éviter des pertes humaines, malgré les sacrifices financiers que cela implique. "Je préfère investir pour préserver des vies", déclare-t-il.
Être aidés ou faire payer
Pour les communes, ces adaptations représentent un coût lourd, estimé entre 10 000 et 15 000 euros supplémentaires par rapport aux années précédentes. "Nous ne pourrons pas assurer une sécurité adéquate sans un soutien financier", alerte Zaninetti. Les maires prévoient également de faire appel à Bordeaux Métropole et d'autres collectivités pour discuter de cette problématique lors d'une réunion en septembre.
Sans aide, certains maires envisagent des solutions telles que la mise en place d'un stationnement payant sur les grande plages. "Nous devons envisager des solutions innovantes pour garantir la sécurité des baigneurs", aborde Laurent Peyrondet, maire de Lacanau. Actuellement, une quarantaine de CRS viendront prêter main forte aux équipes de surveillance des plages, un soutien qui ne résoudra pas toutes les problématiques financières, regrette Olivier Euzet, adjoint au Porge.







