l'essentiel
EDF engage une expérience inédite en matière de tarification énergétique, en introduisant des tarifs flottants basés sur l'heure et la tension du réseau. Cette initiative concerne 6 600 clients sélectionnés, abonnés à l'option "base". Le but est d'encourager les consommateurs à ajuster leur consommation pour soulager le réseau électrique, particulièrement lors des heures de pointe en hiver.
Selon un décret publié au Journal officiel le 5 mai 2026, EDF expérimentera ce nouveau modèle tarifaire jusqu'au 1er octobre 2027. Ce changement vise à inciter les usagers à répartir leur consommation afin de réduire la pression sur le système, particulièrement pendant les moments critiques de demande élevée.
Le principe se fonde sur un coût du kilowattheure qui variera en fonction des pics de demande. La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a conçu cette initiative pour explorer comment les petits consommateurs pourraient adapter leurs habitudes tout en réalisant des économies. L'idée est de tester si les ménages équipés de l'offre "base" peuvent décaler certains usages de manière économiquement avantageuse.
EDF garantit qu’aucun client ne paiera plus cher
Cette expérimentation concerne exclusivement les clients particuliers d'EDF sur le tarif réglementé "base", avec un compteur de petite puissance de 6 kVA maximum. Les logements ciblés sont généralement de taille petite à moyenne, sans option d'heures creuses. Au total, 6 600 ménages seront choisis au sort en juin, avec un préavis de trois mois pour accepter ou refuser leur participation.
Chaque participant recevra un rapport mensuel détaillant sa consommation et les économies réalisées. EDF assure que personne ne subira de coûts supérieurs à ceux de l'offre "base" habituelle : si des frais supplémentaires se présentent, ils seront compensés. À la fin de cette période d'expérimentation, un rapport sera soumis au gouvernement et à la CRE d'ici le 1er janvier 2028, afin d'évaluer la possibilité d'élargir ce système de tarification modulable à tous les clients face à des tensions sur le réseau et la nécessité d'une plus grande sobriété énergétique.







