Dans son édition d'octobre, 60 Millions de consommateurs a procédé à une analyse des bouillons déshydratés, fonds de veau et fumets de poissons, révélant la présence d'ingrédients indésirables tant pour la santé que pour l'environnement.
Le rôle central des bouillons en cuisine
Le bouillon, incontournable en cuisine, sert de base aux risottos, sauces et plats mijotés. Sa recette traditionnelle, composée de carottes, oignons, poireaux, céleri et viandes, requiert du temps. Les industriels ont donc improvisé avec des versions déshydratées, offrant une alternative pratique. Cependant, 60 Millions de consommateurs a examiné 34 échantillons disponibles dans le commerce, et leurs résultats sont préoccupants : bien qu'efficaces, ces produits restent des aides ultra-transformées à consommer avec précaution.
Des compositions inquiétantes
Les tests ont mis en lumière une surconsommation de sel dans la moitié des échantillons, notamment parmi les bouillons de volaille où 9 des 11 marques analysées ne respectaient pas les seuils recommandés par l'Organisation mondiale de la santé. Par exemple, le bouillon de volaille Auchan et plusieurs autres marques excédaient les 25 % de l'apport journalier recommandé. Les bouillons affichant une teneur réduite en sel sont à privilégier.
Le sucre se retrouve également de manière inattendue dans ces produits. La plupart des bouillons analysés contiennent du saccharose ou d'autres formes de sucres industriels, ajoutés pour renforcer la saveur. Les bouillons de légumes Jardin bio et ceux des marques U et Carrefour ne font pas exception, intégrant plusieurs types de sucres dans leurs recettes.
Additifs et huile de palme : une problématique alarmante
Les additifs alimentaires sont également une préoccupation majeure. Les bouillons de volaille, notamment de marques comme Knorr, Dilecta et Auchan, contiennent jusqu'à quatre additifs, dont certains comme le colorant E150d, suspecté d'être cancérigène. Les fonds de veau ne sont pas en reste, exhibant des épaississants comme la gomme de guar pouvant provoquer des troubles digestifs.
Finalement, il est déplorable de constater la présence d'huile de palme dans plusieurs bouillons de volaille et fonds de veau. Bien qu'elle améliore la texture et la conservation, cette huile, chargée en acides gras trans, est un facteur de risque pour les maladies cardiovasculaires et contribue à la destruction des écosystèmes. À la place, 60 Millions de consommateurs préconise des alternatives telles que l'huile de tournesol ou le beurre de karité.







