La gendarmerie de l'Indre se mobilise chaque jour pour effectuer des contrôles de vitesse, visant particulièrement les grands excès, c'est-à-dire les dépassements de la vitesse autorisée de plus de 20 kilomètres par heure. Les statistiques sont alarmantes. Un rapport de 2025 révèle un total de 330 excès de vitesse de plus de 40 km/h, soulignant que certains conducteurs continuent de privilégier la vitesse au détriment de la sécurité. Aurélie Parys, substitut du procureur au tribunal de Châteauroux, déclare : "Pour l'année 2024-2025, nous avons enregistré 106 accidents, 127 blessés et 15 décès. Même si tous ces incidents ne sont pas directement liés à des excès de vitesse, ces comportements restent particulièrement accidentogènes".
A partir du 29 décembre 2025, une nouvelle législation a requalifié les excès de vitesse supérieurs à 50 km/h en délit, engendrant des sanctions plus sévères qui peuvent inclure des peines de prison. Le lieutenant Franck Amay, chef du peloton motorisé de Châteauroux, explique : "Cela permet des possibilités supérieures, comme placer la personne en garde à vue si besoin. C'est crucial car la vitesse, alliée à d'autres problèmes comme l'inattention ou la conduite sous stupéfiants, est une des principales causes d'accidents".
Des contrôles quotidiens
Lors des contrôles, si un véhicule est aperçu avec une vitesse dépassant de plus de 20 km/h la limite, la brigade procède immédiatement à une verbalisation. "Un agent se cache sur le côté de la route pour alerter les motocyclistes, qui interceptent ensuite le véhicule et l'escortent jusqu'à un point de verbalisation", précise Franck Amay. En règle générale, il ne faut que quelques minutes aux motards pour revenir en zone d'attente après une intervention. L'année dernière, 91 excès de vitesse largement au-dessus des 50 km/h ont été enregistrés dans l'Indre, reflétant la nécessité d'une vigilance constante.







