Près de 150 tonnes de déchets ont été ramassées dans la nature en 2025, un chiffre jugé insupportable par le département. Pour lutter contre ces incivilités et réduire la pollution, une campagne d'affichage est lancée.
Les bords des routes dans le Loiret sont loin d'être des paysages idylliques. En 2024, 148 tonnes de détritus ont été collectées, un volume en augmentation malgré une légère baisse par rapport à 2018. Ce recommencement de la tendance est préoccupant, notamment avec l'accumulation croissante de bonbonnes de protoxyde d'azote, qui atteignent 300 unités par mois.
Le coût du nettoyage pour la collectivité
Les zones protégées ne sont pas épargnées par cette pollution ambiante. Les espaces naturels sensibles et les chemins de véloroutes, comme ceux longeant le canal d’Orléans, sont également touchés. Cette accumulation de déchets engendre non seulement des blessures écologiques, mais aussi une lourde charge sur les finances locales, alourdissant le fardeau des contribuables.
« Le coût du ramassage s'élève à 325 000 euros, et au printemps, cela consomme 10 % du temps de travail de nos agents », souligne Hervé Gaurat, vice-président du département du Loiret. Il précise que « la véritable gangrène, ce sont les pneus abandonnés dans nos bois et les bouteilles de gaz. »
Des actions concrètes pour une prise de conscience collective
Pour tenter de diminuer ce fléau, le Loiret engage une campagne d'affichage ambitieuse, qui sera visible sur les abribus, le long des routes et dans les zones particulièrement concernées. Des slogans percutants comme « 10 ans à polluer nos forêts » pour un mégot, ou « 450 ans à polluer nos cours d’eau » pour une bouteille de soda, sont prévus.
Un court-métrage sera diffusé sur les réseaux sociaux, tandis que des flyers informeront les entreprises locales sur la problématique. Une communication en interne mettra également en avant les agents qui œuvrent pour ces missions.
En outre, les élus envisagent de collaborer avec les déchetteries pour explorer la possibilité d'accepter des volumes supplémentaires de déchets de la part de professionnels, ainsi que des produits comme les pneus, qui possèdent leur propre système de traitement au sein des garages. Comme l'annoncent plusieurs sources, notamment Le Parisien, cette initiative représente un pas vers une prise de conscience collective en faveur de la préservation de l'environnement.







