À l'approche du weekend de Pâques, la préfecture et le parquet de Tours ont lancé une opération de contrôle massive ce jeudi soir sur l'A10. Tous les véhicules circulant au sud de Tours, en direction de Paris, ont été systématiquement vérifiés.
À 22 heures, l'opération débute. Chaque véhicule en direction de Paris est dérouté vers l'aire de repos de la Fontaine Colette, à proximité de Sainte-Maure-de-Touraine. L’aire se remplit rapidement de voitures, de camions frigorifiques et de camionnettes. Sur le terrain, des gendarmes ainsi que des agents de la DGCCRF, de la Dréal, de l'Urssaf, et de l'OFB sont mobilisés pour assurer le bon déroulement des contrôles.
"On trouve de tout [...] On ne laisse rien passer"
Le colonel Thibaud Friedling, responsable du groupement de gendarmerie d'Indre-et-Loire, déclare : "Le but, c'est de marquer les esprits et de dire 'quand on veut, on peut contrôler tout le monde'." Des recherches ciblées incluent la détection de stupéfiants et le trafic de cigarettes. L'opération révèle une pipe à héroïne saisie dans un véhicule, soulignant la diversité des infractions constatées. "On trouve de tout. Trafic de stupéfiants, trafic d'êtres humains... On ne laisse rien passer," ajoute Eric Raygasse, vice-procureur.
Un peu plus loin, Arnaud, agent de la répression des fraudes, vérifie l'étiquetage et le respect des conditions de transport dans une camionnette en provenance du Portugal. "Ça ressemble davantage à une caisse isotherme", admet-il, interrogatif, en découvrant à l'intérieur "du fromage, du cochon, un petit peu de tout..." Des amendes dépassant les 15.000 euros ont été remises pour des violations concernant les temps de repos des conducteurs de poids lourds.
Bien que tous les véhicules soient contrôlés, certains échappent néanmoins à la vigilance. "On a bien conscience qu'on va assez vite se faire signaler sur Waze ou d'autres applications," reconnaît Thibaud Friedling. Cependant, il reste optimiste : "On n'est pas à l'abri de tomber sur quelqu'un qui, pris dans le flux, ne pourra pas se dégager." Une conductrice bordelaise a témoigné de son étonnement : "Ça m’a impressionnée un peu quand même, qu'ils contrôlent tout le monde de la même manière. Mais ça me rassure." Elle a même bénéficié d’une assistance des gendarmes pour regonfler ses pneus.







