Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a récemment lancé un appel marquant aux forces de gauche, en particulier aux Écologistes et aux communistes, pour qu’ils se regroupent dans une candidature unique lors de la présidentielle de 2027. S’exprimant dans une interview au Parisien, il a suggéré de forger une nouvelle alliance, baptisée "alliance populaire", afin de porter ensemble un projet commun. "Il est crucial d'établir un consensus sur le programme et les candidatures lors des prochaines élections législatives et sénatoriales," a-t-il déclaré.
En faisant référence à des succès passés, notamment lors des élections municipales de mars, Bompard a souligné les accords fructueux entre LFI et les communistes, tout en regrettant le choix de la cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, de s’allier principalement avec le Parti socialiste. "Je lance un appel aux écologistes et aux communistes : au lieu de réitérer les erreurs du passé, unissons nos forces pour combattre l'extrême droite. Commençons dès cet été!" a-t-il déclaré, faisant écho à la nécessité d’une mobilisation collective.
« Battre l’extrême droite »
Manuel Bompard a souligné que cette initiative devait également inclure des acteurs de la société civile tels que des syndicalistes, des militants associatifs et des figures de la culture et de l'intellectualité, dans le but d'évincer la "macronie" et de contrer la menace grandissante du Rassemblement national. "Nous avons déjà réussi à mobiliser les citoyens en 2024, et nous devons reproduire cet élan pour 2027!" a-t-il insisté.
Il a également précisé que le candidat de cette "alliance populaire" devrait être quelqu'un qui possède une solide expérience et une détermination politique marquée. À ce sujet, il a mentionné Jean-Luc Mélenchon comme un potentiel candidat idéal. Cependant, il a laissé entendre que la décision finale concernant la candidature de LFI serait prise en temps voulu, peut-être même avant l'été prochain.
Malgré ces appels à l’unité, l’avenir de cette coalition reste incertain, avec certains soutiens plaidant pour une primaire de gauche afin de désigner un candidat commun, une proposition également défendue par Marine Tondelier. Cette dernière a affirmé que les Écologistes ne soutiendront un candidat que si ce dernier émerge d’un processus de primaire adéquat.







