Rima Hassan, eurodéputée de La France insoumise (LFI), doit se rendre ce vendredi matin au siège de la police judiciaire à Paris. Cette convocation s'inscrit dans le cadre d'une enquête distincte de celle qui l’a vue être placée en garde à vue jeudi pour « apologie du terrorisme », comme l'a rapporté l'AFP en se fondant sur des sources proches du dossier.
Selon des informations confirmées par TF1, Hassan sera prévenue à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP). Les faits pour lesquels elle est attendue n’ont pas de lien direct avec son placement en garde à vue, précisent les autorités.
Jeudi, après une nuit en garde à vue, Rima Hassan a été relâchée, mais devra comparaître le 7 juillet pour « apologie du terrorisme », en rapport avec un de ses messages sur X (anciennement Twitter). Selon le parquet, des substances, identifiées comme du CBD et de la 3MMC (une drogue synthétique), ont été trouvées lors de la fouille de ses effets personnels, mais les enquêtes concernant ces matières feront l’objet d’une procédure distincte.
Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a pris la parole sur Sud Radio pour défendre Rima Hassan, affirmant qu’elle « n’avait aucune drogue sur elle » et dénonçant une « désinformation » visant à ternir son image. Il a évoqué un discours « biaisé » des médias concernant ses actions.
D'un autre côté, Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a justifié le signalement à la justice en raison d’un tweet de l'eurodéputée, qui faisait mention de Kozo Okamoto, l’un des terroristes impliqués dans le massacre de l'aéroport de Tel-Aviv en 1972. « Cela relevait de la normalité d’alerter la justice », a-t-il déclaré sur BFMTV. Le ministre a souligné qu'il n'y avait pas d'acharnement, affirmant que « l'action politique doit se dérouler dans le cadre de l'État de droit ».







