Alors que le second tour des élections municipales approche à grands pas, le maire sortant de Bordeaux, Pierre Hurmic, ne ménage pas ses efforts pour défendre son bilan face aux critiques des partisans de l'exécutif. Dans une récente interview accordée à Sud Ouest, il a souligné que 'sans justice sociale, il ne peut y avoir de véritable transition écologique'.
Pour Hurmic, le choix se fait désormais entre deux visions du futur de la ville : d'un côté, son projet, qui place Bordeaux dans une dynamique de transition écologique et solidaire, et de l'autre, l'absence de véritables propositions de son adversaire, Thomas Cazenave. 'Il ne propose rien de concret, uniquement un discours d'alternance', déclare-t-il, rappelant que le mouvement macroniste a des conséquences néfastes sur le pays depuis près d'une décennie.
La campagne a pris une tournure plus tendue depuis le retrait inattendu de Philippe Dessertine, qu'Hurmic accuse d'avoir subi des pressions. 'J'ai rencontré des électeurs profondément choqués par les méthodes utilisées pour le retirer. Beaucoup voient dans cette manœuvre une arrogance de Cazenave qui s'approprie les voix de Dessertine', explique-t-il.
'Il y a un enjeu considérable pour le pouvoir macroniste de s'imposer à Bordeaux'
Hurmic partage son inquiétude au sujet des pressions exercées, affirmant qu'il est convaincu que des manœuvres politiques ont eu lieu au plus haut niveau. 'Il est impensable que ce genre de tactics ne soit pas au cœur de la decision des candidats', ajoute-t-il.
Sur le terrain, Hurmic a réaffirmé sa stratégie, qui reste axée sur la sensibilisation des électeurs, notamment dans les quartiers populaires, où le lien entre écologie et justice sociale est des plus urgents. 'Il n'y a rien de plus critique pour ces électeurs que de répondre à leurs besoins immédiats tout en plaçant la durabilité au cœur de la discussion', insiste-t-il.
En termes d'initiatives, son administration a investi cinq millions d'euros dans le Grand-Parc et met en avant des projets de logement et de santé dans les zones vulnérables. 'Nous avons la responsabilité de créer un environnement équilibré pour tous', réaffirme-t-il. Selon un rapport, 42 % des Bordelais sont en situation de vulnérabilité accrue, surtout pendant les vagues de chaleur.
Regrettant que ses efforts en matière sociale n'aient pas toujours été suffisamment visibles, il annonce sa volonté de redoubler d'efforts et d'inclure les citoyens dans le processus décisionnel. 'Dès ma réélection, je veux revoir les projets en cours avec les habitants', conclut-il.
Alors que Bordeaux s'apprête à se prononcer, la question demeure : quelle direction la ville choisira-t-elle ?







