Candidat à la présidentielle et maire du Havre depuis 2010, avec une pause durant son mandat à Matignon, Édouard Philippe a largement dominé le premier tour des municipales dimanche, atteignant 43,76 % des voix. Lors d'un meeting récent, il a rejeté toute idée de contradiction entre sa candidature à la mairie et son ambition présidentielle, appelant à des élus « enracinés » ancrés dans leur réalité locale.
« J’aime ma ville et j’aime mon pays. Je veux rester maire du Havre. Entre 2020 et 2026, j'ai décliné plusieurs offres de postes intéressants, car ma priorité était Le Havre », a affirmé Philippe, actuel président du parti Horizons. Il a souligné que la seule raison qui pourrait le forcer à abandonner son poste serait une victoire à la présidentielle en 2027, bien qu'il ait reconnu la difficulté de cette tâche.
Une large avance au premier tour
Philippe a insisté sur le fait qu'il ne voit aucune contradiction entre aimer sa ville et sa nation. « Un homme politique enraciné localement peut aborder les enjeux nationaux de manière plus sereine », a-t-il déclaré. Lors de ce premier tour, il a devancé la gauche, représentée par le député communiste Jean-Paul Lecoq (33,25 %) et Franck Keller (15,30 %) de l'UDR et du RN.
Un sondage récent de l'institut Cluster 17 pour Politico montre Philippe en bonne position pour la réélection, bénéficiant de 47 % d'intentions de vote, contre 39 % pour Lecoq et 14 % pour Keller. Rendant hommage à son équipe, il a mentionné des personnalités qui pourraient le succéder à l’hôtel de ville, comme Jean-Baptiste Gastinne et Agnès Firmin Le Bodo.







