Alors qu'il effectuait du porte-à-porte avec ses colistiers pour les élections municipales, le maire de Roubaix a été la cible d'un automobiliste qui a foncé sur lui à vive allure. Après cet incident, l'édile a exprimé une profonde inquiétude face à une "violence politique sous-jacente", rapporte France 3.
La campagne électorale a failli sombrer dans le drame à Roubaix le mercredi 18 mars au soir. Selon France 3, le maire sortant, Alexandre Garcin, a évité de peu un choc alors qu'il menait une activité de campagne dans le quartier de Fesnoy-Mackellerie. Le drame s'est joué vers 19 heures lorsque, accompagné de quelques colistiers, le maire s'est retrouvé sur un trottoir lorsqu'un véhicule a brusquement changé de direction pour se diriger vers eux.
Heureusement, le conducteur a modifié sa trajectoire juste à temps. "Il a foncé sur moi, c’était clairement intentionnel", a déclaré un Alexandre Garcin visiblement ébranlé. Selon lui, l'automobiliste avait la ferme intention de l'intimider. "Ce qui est effrayant, c'est que je ne sais pas qui a fait cela, mais il était clair que j'étais visé", a-t-il souligné.
Un climat de campagne tendu
Suite à cette expérience traumatisante, le maire a décidé de porter plainte et a demandé la réquisition des caméras de vidéosurveillance pour identifier le conducteur. Une enquête a été ouverte pour "violences aggravées sur un élu public", selon les informations relayées par les médias. Malgré cette épreuve, Alexandre Garcin reste déterminé à poursuivre sa campagne. "Je ne dévierai pas de mon engagement envers les Roubaisiens", a-t-il affirmé.
À l'approche du second tour des élections municipales, un affrontement entre plusieurs candidats se profile. David Guiraud, de La France insoumise, mène actuellement avec 46,64 % des voix, suivi de Garcin à 20,09 %, Karim Amrouni à 16,79 % et Céline Sayah à 11,87 %. Le maire a critiqué l'atmosphère de tension entourant cette campagne, en déclarant : "C'est déplorable d'en arriver là pour une élection. Cela témoigne d'une profonde violence politique sous-jacente dans notre société."







