Le 19 mars, Thibaut Guiraud, le maire sortant, a animé son meeting à l'Oratoire devant environ 130 supporteurs. Ce dernier discours de campagne a suscité autant d'enthousiasme que d'interrogations : un meeting politique ou un épisode d'action à la Kill Bill ? Les présents ont pu faire l'expérience de son franc-parler et de son engagement, bien que l'affluence fût en baisse par rapport à la rencontre précédente.
Malgré le résultat décevant de 15 % au premier tour, Guiraud a adopté une stratégie sans réserve, abordant les points de friction qui ont marqué sa campagne. La concurrence politique a été particulièrement âpre, notamment après l'échec d'une tentative de fusion avec la liste de Simone, perçue comme un obstacle stratégique pour sa candidature.
Émotions à fleur de peau
Dans une ambiance électrique, il a fustigé l'union de la gauche, qu'il a qualifiée d'hypocrite, et s'en est surtout pris à Olivier Falorni, membre de l'opposition, qu'il accuse d'avoir freiné des projets cruciaux comme celui de l'hôpital. Sa critique s'est également étendue au Département pour son rôle jugé borderline dans le dossier du pont de Tasdon.
« Ces attaques répétées ont eu raison de ma retenue », avoue-t-il, tout en reconnaissant certaines erreurs, notamment sur la gestion des déchets.
Guiraud, qui se dit convaincu de la qualité de son équipe et de son projet, continue de répéter : « Le match n'est pas terminé ». À l'heure où les enjeux politiques se font de plus en plus pressants, il reste déterminé à séduire les électeurs jusqu'au dernier moment.
Cette tempête politique ne semble pas près de s'apaiser. Au moment de charger ses adversaires, il a remercié Jean-François Fountaine, présent dans la salle, et cet échange a semblé marquer un tournant. Comme il le souligne, la politique est un sport de combat, et il compte bien jouer toute ses cartes pour ce second round.







