Pierre-Yves Bournazel, candidat du parti Horizons, a récemment pris une décision surprenante en annonçant une alliance avec la liste de droite de Rachida Dati, tout en se retirant de la course à la mairie de Paris. En février, il avait pourtant affirmé qu’il ne se joindrait ni à Dati ni à Emmanuel Grégoire, insistant sur son indépendance. Pourtant, le 16 mars, il a officialisé son alliance, laissant planer des doutes sur son engagement réel dans cette démarche.
« Je suis le candidat du changement », avait-t-il déclaré lors d’un meeting, promettant de représenter une alternative face à ce qu'il décrivait comme un « match du passé ». Cependant, ses déclarations précédentes semblent aujourd’hui contredites par sa décision de s’allier avec Dati, dont certaines déclarations avaient été très critiques à son égard. Ce retournement a suscité des interrogations sur le soutien qu'il peut encore espérer de ses électeurs.
Match serré
Ce scénario met en scène un affrontement incertain entre Emmanuel Grégoire, qui a terminé à 38% lors du premier tour, et l'alliance Bournazel-Dati, qui cumule 36% (11% pour Bournazel et 25% pour Dati). La capacité de l’extrême droite à influencer les résultats, notamment par le soutien potentiel de Sarah Knafo qui a obtenu 10%, pourrait jouer un rôle déterminant.
Des défections notables
Pierre-Yves Bournazel s’affirme ainsi comme une figure clé, mais également comme l’un des grands perdants du premier tour. Ses propres partisans semblent en désaccord avec son choix, beaucoup choisissant de se retirer pour ne pas soutenir Dati. Dans un communiqué, l’équipe de campagne de Bournazel a exprimé que les Parisiens ne lui avaient pas accordé la confiance nécessaire pour diriger une alternance politique.
« Ce fut une immense trahison pour tous les électeurs qui avaient voté pour moi précisément pour éviter de soutenir Rachida Dati », a commenté Emmanuel Grégoire, déplorant cette alliance.
Malgré la pression venant d’Édouard Philippe, le maire du Havre et fondateur d'Horizons, ainsi que du président Emmanuel Macron pour maintenir Bournazel dans la course, cette alliance semble plus complexe qu'elle n'en a l'air. Des membres de son équipe perçoivent cette manœuvre comme une tentative de ne pas soutenir Dati directement, voire de freiner ses ambitions.
Une finale à trois
Avec le retrait de Bournazel, la finale se dessine à trois: Grégoire, Dati, et Sophia Chikirou de LFI, qui a atteint 12%. Les répercussions de l’alliance sur les électeurs d'Horizons restent incertaines, notamment sans la présence de leur ancien champion. Reste à savoir s'ils se rangeront derrière Rachida Dati ou si cette alliance nuira à ses ambitions.







