Dès dimanche soir, Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), a manifesté son intention d'explorer des alliances avec des partis de droite, affirmant que « partout où le contexte local le permet » pourrait être une opportunité pour les fusions. Malgré une poussée au premier tour, le RN ne parvient pas à s’attirer l’attention de la droite traditionnelle, qui reste sceptique quant à une collaboration.
Avec des résultats encourageants, le RN a vu plusieurs maires sortants réélus et un total de 1 280 conseillers municipaux, un chiffre déjà supérieur à celui de 2020. Cependant, le paysage reste complexe, notamment dans des villes stratégiques comme Marseille, où la droite préfère jouer la carte de l’unité contre le RN plutôt que de risquer une association.
Les leaders des Républicains expriment une résistance farouche à l'idée de fusion avec le RN, qualifiant cette option de stratégie vouée à l'échec. Othman Nasrou, secrétaire général des LR, a déclaré : "Nulle part nous n’avons besoin d’une alliance avec le RN pour battre LFI." Cette position est renforcée par des exemples locaux où la droite refuse catégoriquement de collaborer avec l'extrême droite, illustrant un fossé idéologique qui n'est pas prêt de se combler.
Malgré de bonnes performances dans des communes comme Cagnes-sur-Mer, la crainte d’un isolement persiste, et certains dirigeants comme Geoffroy Didier mettent en garde contre des sanctions pour ceux qui franchiraient la ligne en établissant des liens trop étroits avec le RN. Dans ce contexte, des villes comme Clermont-Ferrand et Saint-Étienne continuent d'être des points de friction où les aspirations du RN demeurent infructueuses.
En somme, bien que le RN semble déterminé à avancer, la dynamique présente parmi les Républicains et leurs alliés montre des signes d'une profonde division. Dans une élection où chaque voix compte, ces divergences pourraient coûter cher au RN à l'approche du second tour.







