Le président argentin, Javier Milei, a déclaré mardi qu'"il ne pourrait y avoir de trêve" dans la lutte contre le terrorisme, affirmant son soutien indéfectible aux États-Unis et à Israël lors d'une cérémonie commémorative à Buenos Aires. Cette cérémonie marquait l'anniversaire de l'attentat meurtrier qui a frappé l'ambassade d'Israël en 1992, un acte que les autorités argentines attribuent à l'Iran.
"Face au terrorisme, aucune trêve n'est envisageable", a averti Milei lors de son discours sur le site de l'ambassade, où une explosion avait causé la mort de 29 personnes et blessé plus de 200 autres. Ce lieu a été transformé en une petite place de mémoire.
Milei a aussi évoqué le conflit actuel au Moyen-Orient, affirmant que son administration a une position claire, en faveur de la stratégie des États-Unis et d'Israël visant à mettre un terme au régime iranien, qu'il décrit comme "une tyrannie qui opprime sa population tout en semant la terreur à l'échelle mondiale".
Élu à la fin de l'année 2023, le président argentin a renforcé ses liens avec Washington et Jérusalem, qu'il définit comme des "alliés stratégiques naturels". Il a également applaudi les récentes opérations menées contre l'Iran.
Lors d'un entretien à l'Université juive Yeshiva à New York, Milei a qualifié l'Iran d'"ennemi". Son gouvernement a récemment classé Al-Qods, une force d'élite iranienne, parmi les groupes "terroristes".
Dans les années 90, l'Argentine a subi deux attentats anti-juifs. Après l'attaque de l'ambassade israélienne, un second attentat a frappé l'Association mutuelle israélo-argentine (Amia) en 1994, faisant 85 morts et près de 300 blessés, le plus meurtrier sur le sol argentin.
En janvier, le gouvernement a rehaussé son niveau d'alerte à "élevé", suite aux frappes américaines et israéliennes contre l'Iran. Les attentats de Buenos Aires ont ainsi été perçus comme orchestrés par l'Iran, soutenus après par des éléments du Hezbollah libanais.
La justice argentine a récemment pris la décision historique de juger par contumace dix suspects iraniens et libanais pour l'attentat de 1994, tandis que l'enquête sur l'attentat de 1992 demeure stagnante, bien qu'elle inclut un mandat d'arrêt contre un membre présumé du Hezbollah.







