L'ancien sénateur, aujourd'hui âgé de 68 ans, fait face à une peine de quatre ans de prison dont 18 mois ferme, après sa condamnation pour avoir drogué la députée Sandrine Josso dans le cadre d'une tentative d'agression sexuelle. Ce verdict, rendu le 27 janvier, a suscité une onde de choc dans la sphère politique française.
Guerriau, qui a toujours nié avoir intentionnellement versé de la MDMA dans le verre de son invitée, n’a pas réussi à convaincre les juges de son innocence. Le tribunal l'a reconnu coupable d'avoir utilisé des substances stupéfiantes dans le but de commettre une infraction sexuelle, ce qui lui a également valu une interdiction de cinq ans d'exercer des fonctions publiques, selon un rapport de Le Monde.
En plus de sa peine de prison, il devra s'acquitter d'une réparation à hauteur de 9 000 euros, dont 5 000 euros pour le préjudice moral subi par la victime. En attendant son appel, l'ancien élu a été placé en détention différée.
Des experts en droit pénal soulignent que cette affaire, qui fait l'objet d'un large écho médiatique, met en lumière les questions de sécurité et de consentement dans des milieux où le pouvoir et l'influence peuvent conduire à des abus. Selon France Info, l’avocat de Guerriau a exprimé des réserves sur le déroulement du procès, qualifiant de "injuste" la façon dont son client a été perçu durant cette affaire.
Les réactions continuent de se multiplier alors que le débat sur la soumission chimique et ses conséquences prend de l'ampleur, plaçant ainsi la justice et la société face à leurs responsabilités face à de telles infractions.







