Six hommes et une femme comparaissent actuellement pour leur implication présumée dans un trafic de cuivre. Accusés d'avoir participé au vol et au recel de cuivre provenant de plusieurs câbles ADSL dérobés sur le réseau Orange, les faits remontent aux mois de septembre et octobre 2024, dans la région du Chinonais.
Lors d'une audience tenue à Tours le 27 janvier, les réquisitions ont été significatives : des peines allant de trois ans de prison ferme à huit mois avec sursis. Les prévenus, dont l’un a déjà un casier judiciaire chargé, sont accusés d’avoir établi une organisation criminelle pour ce vol systématique, une accusation que la défense conteste vigoureusement. Les avocats des défenseurs affirment que, malgré leurs origines communes au sein de la communauté des gens du voyage, il est inexact d'assimiler ce groupe à une bande organisée, puisque plusieurs ne se connaissent pas.
Les éléments de preuve recueillis par les gendarmes montrent un schéma bien huilé : les acteurs impliqués ont chacun joué des rôles spécifiques durant les braquages. Les téléphones analysés et les captures de localisation indiquent que des vols de câbles ADSL ont été orchestrés à plusieurs reprises. Les câbles volés étaient ensuite brûlés à Descartes pour en extraire le cuivre, qui était à son tour vendu à de petits ferrailleurs des environs.
L'avocate de France Télécom a précisé qu'elle ne pouvait pas fournir une évaluation précise du préjudice causé par ces actes criminels. Néanmoins, elle a insisté sur l'impact économique du vol de ces infrastructures précieuses.
À l’audience, bien que nombre des prévenus aient initialement reconnu leurs implication lors des interrogatoires, leurs déclarations ont changé face au tribunal. Le comportement d’un des accusés, désigné par son cercle social comme « le plus grand voleur de cuivre » de la région, illustre cette situation. Avec une pointe d'ironie, il a même contesté l’idée d'une tentative de vol, soutenant que le vol a déjà été accompli.
Pour cette affaire, trois années de prison ont été demandées pour le récidiviste, alors que des demandes de peines avec sursis ont été formulées pour les autres prévenus, dont la plupart n’avaient pas d’antécédents criminels récents.
La décision du tribunal est attendue le 5 mars à 13h30.







