Un changement stratégique s'annonce chez Renault, qui envisage de se lancer dans la fabrication de drones militaires au sein de son usine du Mans. Ce projet, en étroite collaboration avec la société de défense Turgis Gaillard, a été confirmé par plusieurs sources, y compris L'Usine Nouvelle. Mais ce nouvel axe de production soulève des attentes et des inquiétudes parmi les salariés, qui réclament plus de clarté sur les implications de cette évolution.
La rumeur avait commencé à circuler en septembre 2025, indiquant qu'un projet d'équipement militaire était en développement. Depuis lors, les syndicats, notamment la CGT et la CFDT, ont exprimé leurs préoccupations concernant l'avenir des employés et les risques potentiels liés à une diversification vers l'industrie militaire.
Les représentants syndicaux notent que « nous avons reçu des informations, mais sans détails suffisants » sur l'impact que cela pourrait avoir sur les différents postes au sein de l'usine. Un membre du comité social et économique a déclaré : « Nous attendons des informations concrètes, surtout en ce qui concerne l'évolution des emplois. »
Au-delà des préoccupations sur l'emploi, l'Agence France Presse a rapporté que ce projet pourrait aussi engager Renault dans un secteur particulièrement controversé. La tendance mondiale vers les drones militaires s'accompagne d'interrogations éthiques, notamment sur l'utilisation de ces technologies dans des contextes de conflit.
Il est essentiel de comprendre que les employés de Renault, ainsi que leurs familles, se trouvent désormais au centre d'une transformation significative qui pourrait reconfigurer l'avenir industriel de l'entreprise et ses valeurs. La transparence et le dialogue seront cruciaux pour naviguer dans cette période de changement.







