Alors que la France se retrouve dans une impasse budgétaire, la possibilité d'une dissolution de l'Assemblée nationale se profile à l'horizon. Selon des sources gouvernementales, Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, a été chargé de préparer des élections législatives anticipées qui pourraient coïncider avec les élections municipales, prévues pour les 15 et 22 mars prochain.
Emmanuel Macron pourrait s'adresser aux Français dans les jours à venir avec des mots qui marqueraient un tournant : "Je dissous donc, ce soir, l'Assemblée nationale". Après le dépôt d'une motion de censure par La France insoumise (LFI), qui critique l'accord avec le Mercosur, le gouvernement exhorte les Républicains et les Socialistes à établir un budget. Laurent Baumel, député du Parti socialiste, a affirmé : "Nous comprenons l'importance d'un budget, mais nous déciderons sur le fond et non sous la menace de dissolution".
Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, ne semble pas effrayé par la menace d'élections. Il a lancé un défi : "Vas-y, chiche, fais le bonhomme pour voir. Il ne restera zéro macroniste", illustrant ainsi sa détermination à aller aux urnes si nécessaire.
Le 49.3 : un risque majeur pour le gouvernement
Sur le plateau de France 2, Philippe Ballard du Rassemblement National a également réagi, précisant que la dissolution, bien qu'attendue, ne devrait pas être utilisée comme un outil de pression : "Nous y aspirons depuis longtemps, mais cela ne doit pas ressembler à un ultimatum".
Les motions de censure qui se multiplient autour de l'accord Mercosur pourraient cependant ne pas menacer le gouvernement, selon plusieurs analystes. Le véritable danger résiderait dans l'utilisation de l'article 49.3 pour faire passer le budget, une démarche que Sébastien Lecornu s'était engagé à éviter. Des experts politiques s'inquiètent des conséquences d'une telle décision, pouvant mener à une profonde instabilité gouvernementale.
À l'heure actuelle, les tensions entre les différentes factions politiques sont palpables, et l'avenir immédiat de l'exécutif dépendra de sa capacité à trouver un compromis sur le budget, tout en évitant le recours forcé à la dissolution. Les citoyens, quant à eux, s’inquiètent des répercussions que ces manœuvres politiques pourraient avoir sur leur quotidien.







