Le suspens a pris fin. Benoît Payan, actuellement le maire de Marseille et membre du Printemps marseillais, a confirmé sa candidature pour les élections municipales de 2026 lors d'une annonce publique ce samedi. En 2020, Payan avait été élu maire, remplaçant Michèle Rubirola, qui avait été la première femme à occuper ce poste.
Payan se présente cette fois-ci comme candidat à part entière. Lors des précédentes élections, la tête de liste du Printemps marseillais était Michèle Rubirola, tandis que Payan, son premier adjoint, avait pris la relève après sa démission pour raisons médicales. Selon plusieurs sources, dont France 3, son mandat a été marqué par des efforts pour améliorer les conditions de vie dans la ville, notamment à travers le plan "Marseille en grand", soutenu en partie par l'Élysée.
Les priorités de son mandat incluent la rénovation des écoles et la lutte contre l'habitat indigne, un sujet sensible à Marseille, particulièrement après le tragique effondrement d'immeubles en 2018 qui a fait plusieurs victimes. Benoît Payan s'est également confronté à des critiques concernant l'insalubrité de la ville, en particulier en ce qui concerne la gestion des déchets. La Provence a rapporté les tensions persistantes entre Payan et d'autres représentants locaux, notamment Martine Vassal, présidente de la métropole, et figure influente lors des élections.
Trajectoire électorale dans un contexte tendu
Les élections municipales de 2026 se profilent comme un véritable défi pour Benoît Payan. En effet, son principal concurrent sera Martine Vassal, qui bénéficie du soutien de structures centristes et de droite. De plus, l'émergence de candidats issus de la France Insoumise et du Rassemblement National, comme Sébastien Delogu et Franck Allisio, pourrait compliquer son ascension.
Selon un sondage récent de l'Ifop-Fiducial, Benoît Payan reste en tête des intentions de vote, avec 30%, suivi de près par Allisio à 27% et Vassal à 26%. Ce climat compétitif crée un tableau électoral propice aux alliances et aux mouvements tactiques, comme l'indiquent de nombreux analystes politiques.
Un changement majeur introduit par la réforme de la loi PLM cette année exigera une nouvelle méthode de vote. Les Marseillais devront désormais voter avec deux bulletins distincts : un pour la liste de la ville et un pour élire leur maire de secteur. Ce nouveau format pourrait influencer la dynamique des élections et permettre des stratégies électorales inédites.
Alors que Benoît Payan cherche à capitaliser sur ses réalisations passées, chaque voix comptera dans cette élection qui s'annonce serrée, comme le rapporte Franceinfo. La manière dont il parviendra à mobiliser son électorat et à forger des alliances sera cruciale.







