Alors que les États-Unis intensifient leur intervention au Venezuela, l'Union européenne semble se diviser, révélant des failles dans sa capacité à s'opposer à l'influence grandissante de Washington. Les réactions des capitales européennes, qui varient entre prudence et soutien tacite, soulignent cette dissonance.
La France a particulièrement fait preuve de cette ambivalence. Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a appelé à la retenue, affirmant qu'"aucune solution politique durable ne peut être imposée de l'extérieur". En revanche, Emmanuel Macron a exprimé un soutien modéré au peuple vénézuélien, tout en critiquant les méthodes américaines. Cette dichotomie met en lumière les luttes internes au sein du gouvernement français.
Dans le reste de l'Europe, les voix se sont élevées avec prudence. Le ministre allemand des Affaires étrangères a insisté sur le respect des normes légales internationales, tandis que le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a mis en garde contre le « bellicisme » que pourrait engendrer cette intervention. Des inquiétudes sur les répercussions pour l'Amérique latine se font également entendre, comme l'indique un article du quotidien Le Monde.
Le mécontentement à l'égard des États-Unis est palpable. Selon une étude de Cluster 17, près de 48% des Européens considèrent le président américain comme un "ennemi". Une montée de la défiance s'est accrue face à une rhétorique américaine qui dépeint l'Europe comme en déclin.
Les opinions sont particulièrement sévères en Belgique, où 62% des sondés jugent Trump hostile au Vieux Continent, tandis que la Pologne semble faire exception avec un soutien majoritaire à la politique américaine. Cette compétition d'influence pourrait transformer la dynamique géopolitique mondiale, et la nécessité d'une agence européenne unifiée semble plus pressante que jamais.
Il est essentiel que l'Europe, au lieu de rester passive, cherche à établir une réponse commune qui saurait préserver ses intérêts tout en respectant les droits internationaux. Le défi est de taille, et les voix critiques attirent notre attention sur la vulnérabilité de l'UE face à une Américaine qui ne dissimule plus ses ambitions expansionnistes.







