Dans un climat de tensions internationales, le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a exprimé son inquiétude face à des informations suggérant que l'administration Trump envisageait des sanctions contre des magistrats français. Ces menaces auraient vu le jour suite à la condamnation de Marine Le Pen, figure de proue du Rassemblement national, pour des infractions financières liées à l'utilisation de fonds du Parlement européen.
Lors d'une cérémonie marquant l'installation de nouveaux magistrats, Ghaleh-Marzban a qualifié d'« ingérence inacceptable et intolérable » toute mesure visant à influencer la justice française. Il a souligné qu'une telle action pourrait engendrer une réaction forte des autorités françaises, affirmant que « si ces informations se vérifiaient, la France ne resterait pas silencieuse ». Les déclarations du président du tribunal font écho aux préoccupations exprimées par d'autres membres du corps judiciaire français et des politiciens, soulignant la nécessité de défendre l'indépendance des institutions judiciaires.
Selon des sources médiatiques, dont l'« Agence France-Presse », les sanctions pourraient être envisagées après la décision d'un tribunal parisien concernant une affaire de détournement de fonds. Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison, avec une partie de la peine ferme, ainsi qu'une amende de 100 000 euros, et une inéligibilité de cinq ans. Cette décision a été comparée par Trump à ses propres démêlés avec la justice, ce qui a suscité des réactions variées sur la scène politique européenne.
L’affaire sera réexaminée en appel à partir de la semaine prochaine, et les implications d'une éventuelle pression américaine sur le verdict suscitent des débats houleux parmi les politiciens et les juristes. Des experts en droit constitutionnel expriment leurs craintes quant à la possibilité d'une telle ingérence et appellent à une réflexion collective sur les relations internationales et l’autonomie judiciaire. Dans le contexte actuel, la France se retrouve à un carrefour, devant se positionner fermement pour protéger sa souveraineté juridique tout en naviguant dans des eaux diplomatiques complexes.







