Dans un contexte de crise agricole grandissante, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis d'annoncer, d'ici vendredi, des mesures concrètes pour répondre aux préoccupations des agriculteurs. En effet, la FNSEA, principal syndicat agricole en France, insiste sur la nécessité d'actions réelles plutôt que de simples mots.
Lors d'une réunion à Matignon, Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, a exprimé son espoir de voir des solutions claires annoncées. Parmi les sujets urgents à traiter, on retrouve les problèmes liés à la viticulture, à la réglementation environnementale, et les défis posés par l'accord UE-Mercosur qui menaçent la compétitivité des agriculteurs européens. Selon Rousseau, la situation actuelle est critique en raison de facteurs tels que la baisse des prix du blé, l'augmentation des coûts des engrais et des épidémies telles que la dermatose nodulaire contagieuse, qui ont affecté le cheptel bovin.
Les agriculteurs attendent des décisions de la part de l'État pour stabiliser leurs revenus et protéger leurs activités des fluctuations du marché, notamment à la lumière de l'accord controversé avec le Mercosur qui pourrait entrer en vigueur prochainement. Un rapport de Le Monde note que les inquiétudes des agriculteurs sont exacerbées par une concurrence accrue des pays sud-américains.
Aujourd'hui, la mobilisation des agriculteurs est visible à travers diverses manifestations à travers le pays, ce qui souligne l'urgence d'une réponse rapide et efficace de la part du gouvernement. "Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre plus longtemps, notre survie est en jeu", a déclaré Rousseau.
Après les promesses d'une augmentation du budget de l'Union européenne pour l'agriculture, annoncées lors d'un récent sommet à Bruxelles, la FNSEA reste sceptique sur leur impact réel. Cela témoigne d'une méfiance croissante envers les engagements européens et d'une demande de garanties concrètes pour les agriculteurs français.
Si les annonces de vendredi ne répondent pas aux attentes, des mobilisations supplémentaires sont à prévoir, avertit Rousseau. L'avenir de l'agriculture française se joue dans l'engagement et l'action, plutôt que dans des promesses en l'air.







