Le Ghana a également été affecté, avec un total de 15 victimes enregistré, selon des sources gouvernementales citées par The Guardian. D'autres pays comme le Bénin, le Togo et le Nigeria rapportent des inondations, bien qu'aucun décès n’ait été signalé jusqu'à présent, selon les informations officielles.

Inondations politiques

Le quotidien burkinabè Le Pays souligne que “la nécessité de solutions durables devient un impératif”, compte tenu de la récurrence de tels désastres. Les pluies diluviennes affectent non seulement la Côte d'Ivoire, mais l'ensemble du continent africain, du Sahel à l'Afrique du Sud.

Au Ghana, les précipitations de juin atteignent un niveau record de 593,2 millimètres, comme l'indique le média local Graphic Online. Le gouvernement ghanéen, sous le feu des critiques, reconnaît que “le dérèglement climatique intensifie la fréquence et les impacts des phénomènes météo extrêmes”, une inquiétude partagée par de nombreux observateurs, comme l'indique Bloomberg.

Les autorités mettent en avant le manque d'infrastructures adéquates et la gestion urbaine insuffisante comme des causes aggravantes de cette vulnérabilité. Un rapport de The Guardian fait également état du fait que l'Afrique, qui contribue peu aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, est particulièrement en première ligne des impacts du changement climatique.

Dans un effort de réponse, le gouvernement ivoirien prévoit des travaux d'urgence pour améliorer le drainage des eaux à Abidjan. Le président ghanéen a lui demandé la débloque de 300 millions de cédis pour faciliter les secours après que plus de 38 000 personnes ont été déplacées en raison des inondations.