La décision de fermer le centre de viabilité hivernale situé au col du Somport au profit d'un autre établi au pied du col suscite de nombreuses inquiétudes parmi les élus et les salariés. Le 24 juin dernier, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques a tenté de rassurer les parties concernées après la publication d'un article de Sud Ouest évoquant des préoccupations croissantes quant à l’avenir de la route du col. La fermeture de ce centre, prévu dès l'hiver prochain, soulève des questions sur la viabilité économique de la station de ski nordique du Somport et sur la méthode de déneigement, qui serait modifiée pour passer d'une approche de haut en bas à celle de bas en haut.
Les élus du Haut-Béarn, en particulier, craignent que cette réorganisation n'affecte la qualité des services. Ils se posent des questions sur la logique de déneiger à partir du bas, estimant que cela pourrait complicer les opérations en montagne. Les représentants de la Direction interdépartementale des routes Atlantique (Dira) assurent cependant que cette mesure vise avant tout à améliorer la gestion opérationnelle. "Cette localisation permet une mutualisation efficace des moyens entre les différents circuits de viabilité", explique un porte-parole de la préfecture.
Promesse de maintien des standards de service
La préfecture insiste sur le fait que cette démarche ne remet pas en cause le niveau de service que les usagers peuvent attendre. Elle affirme que les moyens humains et matériels seront maintenus afin de garantir un accès sécurisé aux équipements et aux routes, indépendamment des conditions météorologiques. "En fonction des besoins, les équipes pourront intervenir plus rapidement et efficacement pour assurer la continuité des déplacements dans la vallée", précise la préfecture.
Il est important de rappeler que l'État a investi plus de 60 millions d'euros dans la modernisation de la RN 134 depuis 2020, y compris une allocation spécifique de 7 millions pour l'année 2026. Cependant, les élus locaux espèrent que cette réforme ne portera pas atteinte à leurs infrastructures, cruciales pour l'économie locale.
Cette situation met en lumière le dilemme entre les considérations opérationnelles et le besoin de maintenir les services publics en montagne lors des hivers rigoureux.







