Pour se prémunir contre les ingérences extérieures dans les élections françaises, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) se dirige vers une interdiction des prêts accordés par des non-résidents. Le président Christian Charpy a formulé ces recommandations lors de la présentation de son rapport d'activité le 25 juin.
Cette initiative pourrait peser lourd dans le paysage électoral, notamment pour le Rassemblement national (RN). Alors que l'échéance du 30 juin approche pour la déclaration des comptes, la CNCCFP a fait part de ses préconisations destinées à éviter toute ingérence étrangère dans le processus électoral en France, comme l'indique Franceinfo.
Des prêts dépassant la centaine de milliers d'euros
Si le Parlement adopte la proposition de Christian Charpy, cela modifiera considérablement la dynamique de financement pour les prochaines élections, en particulier pour le RN. Dans le cadre de sa campagne pour les élections européennes de 2024, le parti avait déjà tiré plus de 85 % de ses fonds de prêts accordés par des particuliers.
"Je m'inquiète de voir des prêts dont les montants dépassent nettement la centaine de milliers d'euros", a souligné Christian Charpy en conférence de presse. Il a également affirmé : "Nous voulons garantir un contrôle rigoureux sur l'origine des fonds pour éviter que ces prêts ne proviennent de prête-noms cachés."
Christian Charpy vise également à clarifier les règles régissant les "prêteurs habituels". Le RN est déjà sous le coup de plusieurs enquêtes pour des soupçons de prêts non conformes, ayant contracté des emprunts auprès des mêmes personnes à répétition.







