Treize caravanes de gens du voyage ont fait leur apparition dimanche dernier sur un terrain du complexe sportif de Fonsorbes, à proximité de Toulouse. Mathieu Lafoux, le maire de la commune, a immédiatement refusé leur accès aux services d'eau et d'électricité, dénonçant une occupation illégale.
"Une occupation illégale de notre territoire, je m'y oppose fermement". C'est ainsi que Mathieu Lafoux, maire de Fonsorbes, décrit l’arrivée de cette communauté évangéliste, dont les caravanes occupent le domaine public depuis le 7 juin 2026. À peine leur arrivée signalée, le jeune édile, âgé de 25 ans, s’est rendu sur place pour exprimer le mécontentement des habitants : "Je défends les intérêts de mes administrés qui ne comprennent pas pourquoi ces personnes s'installent sans autorisation, sans contribuer aux charges, et en dégradant le terrain".
Il a notamment refusé de signer un accord qui aurait permis aux occupants de se connecter aux réseaux d'eau et d'électricité après contribution financière. En dépit de cela, les gens du voyage ont tenté de s’y raccorder sans autorisation, ce qui a conduit Lafoux à couper leurs branchements. "Il est vrai que ne pas leur donner accès pourrait être considéré comme une atteinte à la dignité, mais ces raccordements sont illégaux", justifie le maire, ajoutant que d'autres membres de la communauté itinérante sont installés légalement à quelques pas de là.
Des infrastructures souvent inadéquates
De son côté, la communauté des gens du voyage affirme avoir prévenu la préfecture de son arrivée, sans obtenir de réponse. Jean, le pasteur qui représente le groupe, a souligné que la fermeture des aires de grand passage leur avait laissé peu d'options : "L'aire dédiée est inopérable et ne respecte même pas les normes requises", souligne-t-il. "Si des terrains adéquats étaient disponibles, nous n'aurions pas à nous installer ici. C’est ce qui provoque les tensions", déplore-t-il.
Un maire déterminé à agir
Mathieu Lafoux souhaite mettre un terme à cette situation rapidement. Il a demandé à la préfecture un arrêté d'expulsion qui pourrait être exécutoire sous 48 heures. "Je peux être jeune, mais je ne cèderai pas. Je me bats pour mes administrés et souhaite également lancer un appel à tous les futurs élus lors des présidentielles de 2027, car il est temps d’agir sur ce fléau", affirme-t-il avec conviction. Jean admet que "les gens ne soient pas contents" et reconnaît que ces terrains ne sont pas adaptés à ce type d'occupation.
La situation à Fonsorbes illustre la tension persistante entre la nécessité d’héberger des communautés itinérantes et le respect des normes légales pour l'occupation des terrains sédentaires. La question des infrastructures adaptées reste un enjeu majeur, tant pour les élus locaux que pour les personnes concernées.







