C'est un chapitre qui se ferme pour Sophia Chikirou, députée de La France insoumise, après une longue bataille judiciaire. Le tribunal correctionnel de Paris l'a condamnée, ce lundi 8 juin, à une amende de 8 000 euros, dont la moitié avec sursis, pour vol de chèques. En revanche, elle a été relaxée des accusations d'escroquerie, qui faisaient également partie du dossier.
Les accusations reposaient sur une tentative infructueuse survenue à l'été 2018, où Chikirou aurait tenté de faire virer des fonds de la webtélé Le Média, qu'elle avait cofondé, mais qu'elle ne dirigeait plus à l'époque. Selon le juge, les éléments apportés au dossier par la défense n'ont pas convaincu sur cette accusation précise.
La justice lui reprochait d'avoir « tenté à plusieurs reprises de tromper la banque Crédit du Nord », comme l'a rapporté Le Monde. Ces manœuvres auraient été orchestrées pour remettre plus de 67 000 euros à Mediascop, une société qui lui appartenait. La députée a, pour sa part, systématiquement contesté ces allégations, affirmant qu'il s'agissait d'une tentative de manipulation politique visant à nuire à sa carrière.
En l'absence de Chikirou lors de cette audience, le président du tribunal, Guillaume Daieff, a souligné la distinction entre les accusations de vol et celles d'escroquerie, notant que la relaxe sur cette dernière était due à un manque de preuves suffisantes. Ce verdict intervient dans un contexte particulier, alors que Chikirou briguait un poste lors des élections municipales à Paris, situation qui a catalysé une attention médiatique considérable autour de son cas.
Cette affaire illustre par ailleurs les tensions internes au sein de La France insoumise, alors que d'autres leaders du parti, comme Jean-Luc Mélenchon, ont exprimé leur soutien à Chikirou, la qualifiant de victime d'une stigmatisation politique. Pourtant, certains analystes, comme le politologue Michel Tesson, mettent en garde contre les risques de perte de crédibilité du mouvement si de tels incidents persistent.







