Après l'instruction de Gérald Darmanin concernant le traitement de toutes les plaintes liées aux enfants, atteignant près de 70.000 dossiers, la Conférence nationale des procureurs a confirmé l'implication quotidienne des magistrats.
« Nous nous mobilisons, c'est essentiel dans notre profession. » Après l'appel de Gérald Darmanin à une « mobilisation générale », les procureurs affirment leur engagement continu face aux tensions qui émanent de l'affaire tragique de la mort de Lyhanna. Le ministre de la Justice a récemment sollicité une évaluation exhaustive de toutes les plaintes relatives aux mineurs, soit environ 70.000 cas à traiter.
Darmanin a demandé, le 8 juin dernier, un bilan « tribunal par tribunal et commune par commune » pour chaque plainte et s'est engagé à faire un point régulier avec les procureurs généraux.
Bien que des lacunes soient apparues dans la gestion de l'affaire Lyhanna, où le principal suspect faisait l'objet de plaintes pour des agressions antérieures, les procureurs maintiennent une mobilisation intense, malgré les critiques adressées à la Justice et au ministre lui-même.
« La mobilisation, elle est générale, elle est constante, elle est quotidienne, elle est permanente », a assuré à RTL Frédéric Chevallier, procureur de la République de Chartres et président de la Conférence nationale des procureurs. Concernant la réévaluation des 70.000 plaintes, Chevallier a averti : « Nous ne pouvons pas nous concentrer uniquement sur cela, il est crucial de continuer à gérer ces dossiers et d'autres affaires non résolues. »
Une impossibilité de "faire vite et bien"
La question des priorités pour les affaires impliquant des enfants est au cœur du débat, étant donné le nombre croissant d'affaires de violences sexuelles sur mineurs. Gerrald Darmanin, tout en reconnaissant la gravité de ces cas, a exprimé à la fin d'une réunion avec les procureurs généraux que : « Ce dont nous manquons, ce n'est ni de moyens ni de lois, mais d'une priorisation des viols sur mineurs. » Les procureurs, eux, font face à des demandes croissantes avec des moyens limités, ce qui rend la situation d'autant plus complexe et pressante pour la protection des plus vulnérables.







