Stellantis a révélé mardi un plan d'investissement dépassant le milliard d'euros en France, dont 40 % seront alloués à son usine de Mulhouse. Ce projet vise la production de trois nouveaux modèles Peugeot, électriques ou hybrides, à partir de 2029.
D'après l'annonce faite par Emmanuel Macron la semaine dernière, ce développement est crucial pour garantir l'avenir de l'usine, qui emploie environ 4 000 personnes. Le PDG de Stellantis, Antonio Filosa, accompagné des ministres Roland Lescure (Économie) et Sébastien Martin (Industrie), se rendront à Mulhouse mardi pour présenter ce projet prometteur.
"C'est un véritable avenir industriel que nous offrons à ce site de Mulhouse", a déclaré le chef de l'État lors d'une rencontre à l'Élysée, visant à réunir les acteurs privés autour de l'électrification.
Filosa a affirmé que cet investissement ouvre des perspectives rassurantes pour la production de véhicules électriques en France.
Un contexte morose
Cette annonce est d'autant plus significative dans le contexte difficile de l'industrie automobile en Europe. En effet, l'usine de Mulhouse, avec l'usine de Poissy près de Paris, n'avait pas été attribuée de nouveaux modèles jusqu'à présent, ce qui soulignait des inquiétudes sur son avenir. L'Europe, jugée par Emanuele Cappellano, le responsable de Stellantis Europe, comme le marché "le plus difficile" pour les constructeurs, doit faire face à d'importants défis, dont des marges bénéficiaires en chute à cause de la transition vers l'électrification et de régulations en constante évolution.
Cappellano a exprimé des doutes quant à la capacité du marché automobile européen à retrouver ses niveaux d'avant la pandémie, évoquant une perte de 3 millions de véhicules, une situation considérée comme alarmante. À l'horizon 2035, il estime que l'industrie ne retrouvera pas son niveau précédent.







