À partir du deuxième semestre de cette année, les usagers des transports en commun suédois profiteront d’une tarification divisée par deux. Annonce faite le mardi 26 mai par le gouvernement, cette initiative vise à atténuer l’impact de la flambée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient. Toutefois, l’opposition y voit un simple “coup électoral” à quelques mois des élections législatives de septembre.
Lors d'une conférence de presse, Ulf Kristersson, le Premier ministre suédois, a révélé cette mesure qui sera en vigueur du 1er juillet au 31 décembre 2026, permettant ainsi aux abonnés des transports en commun de bénéficier d'un tarif réduit dans l'ensemble du pays. Les cartes mensuelles coûteront de manière significative moins cher, à environ 49 euros contre 98 euros habituellement.
Cette décision, selon le gouvernement, a pour but d’inciter davantage de citoyens à utiliser les transports publics en réponse à l’augmentation des coûts d'énergie induite par la crise. Aftonbladet rapporte que cette initiative coûtera à l'État environ 6,5 milliards de couronnes, soit environ 600 millions d'euros.
“Aveu d’échec”
À moins de quatre mois des élections, l’opposition ne tarde pas à critiquer cette démarche. “Kristersson vous trompe avec le bus moins cher”, écrit une éditorialiste d'Aftonbladet, affirmant qu’il s'agit d'un “aveu d’échec” du gouvernement, dont la popularité est en chute dans les sondages.
Même du côté libéral, le quotidien Expressen ne cache pas son scepticisme sur cette mesure, dénonçant un “populisme du portefeuille” et arguant que les Suédois n’ont pas besoin de cette aide.
Soutiens au pouvoir d’achat
Les effets escomptés de cette baisse de prix sont toutefois qualifiés de marginaux par un expert en transports. “La réduction de 50 % des abonnements mensuels devrait seulement entraîner une baisse de 4 % du trafic routier”, prévoit Roger Pydokke dans Svenska Dagbladet.
Malgré cela, Dagens Nyheter révèle que le gouvernement, appuyé par les Démocrates de Suède, a déployé diverses mesures pour protéger le pouvoir d’achat des ménages, incluant des baisses de taxes sur les carburants et des soutiens financiers pour les lignes aériennes intérieures.







