Ce revirement représente un nouveau tournant pour l'administration Trump dans le contexte du conflit avec l'Iran. Selon le Washington Post, un jour après le début de l’opération, il a annoncé son intention de faire une pause, déclarant : "à la suite d’une demande du Pakistan et d'autres pays".

Sur son réseau social, Trump a précisé que cette décision visait à examiner si "un accord pouvait être finalisé et signé" avec Téhéran, évoquant des "grands progrès" dans les pourparlers. Il a ajouté que le blocus américain des ports iraniens, instauré le 13 avril, resterait en vigueur pendant cette période de suspension.

Avec cette annonce, le secrétaire d'État Marco Rubio a souligné que la phase offensive du conflit semblait toucher à sa fin. Toutefois, il ne faut pas omettre que la situation reste volatile. The New York Times évoque cette décision comme une “pirouette rhétorique” qui tente d'atténuer une crise politique majeure issue de cette guerre. Les hostilités se poursuivent malgré ces déclarations optimistes ; les scénarios de conflit demeurent préoccupants.

Une initiative diplomatique pakistanaise encore possible ?

Pour Stephen Collinson de CNN, les précédentes affirmations de Trump sur la guerre en Iran, souvent révisées, amènent à questionner la crédibilité de sa déclaration actuelle concernant les négociations. Cependant, la suspension du projet pourrait susciter de nouveaux espoirs quant à une initiative de paix menée par le Pakistan. Il observe que l’absence d’escalade militaire récente dans le détroit indique que ni les États-Unis ni l’Iran ne souhaitent un conflit à grande échelle.

Enfin, le New York Times souligne que Trump et Rubio sont contraints d’annoncer la fin de l’opération, face à une pression croissante au sein du Congrès sur le War Powers Act. Les appels à un retrait des troupes américaines des conflits prolongés se font de plus en plus pressants, reflétant une base politique divisée sur les actions militaires à l’étranger.