Les frappes iraniennes intensifient la crise régionale, rapportait le quotidien Emarat Al-Youm le 5 mai, évoquant une série d'attaques comprenant 12 missiles balistiques et des drones ciblant la pétromonarchie du Golfe.

Les tensions croissantes illustrent les escalades militaires depuis le 4 mai, notamment dans le détroit d'Ormuz où la marine américaine a interagi avec les forces iraniennes, dans un climat tendu après l'opération du projet de liberté initiée par l'administration Trump.

Selon les informations recueillies par le journal omanais, des tirs ont également atteint Musandam, une enclave omanaise, avec des accusations d'attaques iraniennes visant des navires commerciaux, tels que ceux de la compagnie pétrolière Adnoc qui tentaient de naviguer dans la zone stratégique.

Cette offensive marque un changement notable depuis le début de la trêve entre l'Iran et les États-Unis et Israël, survenue après la période de paix déclarée le 8 avril. Le port de Fujaïrah, crucial pour les exportations pétrolières, a subi des dommages lors d'un incident où un drone a provoqué un incendie, blessant trois travailleurs indiens.

L’emplacement stratégique de Fujaïrah permet aux Émirats d’éviter le contrôle iranien en accédant à l'océan Indien, augmentant ainsi l'inquiétude sur la sécurité des routes maritimes.

Le ministre des Affaires étrangères des Émirats a qualifié ces attaques de “escalade dangereuse”, tout en affirmant que le pays se réserve le “droit légitime” de répondre à ces agressions. Environ 3 000 frappes ont été notées par les autorités émiraties depuis le début des hostilités, selon des sources officielles.