À Vauvert, dans le Gard, la récente décision du nouveau maire d'extrême droite, Nicolas Meizonnet, de supprimer une exposition photographique prévue depuis longtemps, a provoqué un vif débat. L'artiste, Sylvain Brino, âgé de 83 ans, se dit victime d'une "censure".
Ce dernier aurait dû exposer ses œuvres photographiques sur la culture locale à partir du 21 mai. Pourtant, Meizonnet a justifié l'annulation en qualifiant l'artiste de "militant LFI". Parmi ses propos publics, il déclare : "Ce mélenchoniste convaincu a publié des contenus jugés haineux, et sera orienté vers d'autres expos".
Dans sa publication sur Facebook, Meizonnet affirme que cette décision permet à la ville d'économiser 2 136 euros pour la population de Vauvert, soit environ 18 centimes par habitant. Il prévoit d'offrir une exposition alternative jugée "moins coûteuse et plus fédératrice" sans fournir d'autres détails, comme le rapporte Libération.
Une "censure" dénoncée
Qualifiant cette décision de "censure", Brino a expliqué à Libération avoir reçu un mail d'annulation peu avant l'annonce publique du maire. Ce dernier aurait invoqué des "raisons de sécurité", ce que l'artiste conteste. Ancien professeur à l'école des beaux-arts de Montpellier, il se décrit comme un "citoyen engagé" qui s'oppose fermement au Rassemblement national.
Brino attribue cette annulation à son "affiliation politique supposée" et à des publications critiques sur les finances du RN. Sur Facebook, il a ironisé sur sa position : "Voici un aperçu d'un redoutable activiste que vous avez évité grâce à la vigilance de Monsieur Meizonnet".
La suite pour Sylvain Brino est de partager ses œuvres photographiques sur ses réseaux sociaux et examiner les recours légaux pour pouvoir présenter son exposition malgré tout. Son cas soulève des interrogations sur la liberté d'expression et le rôle de l'art face aux institutions politiques.







