Historiquement réticent aux primaires, Éric Zemmour a évolué sur la question. Lors d'un entretien sur BFM Politique, il a exprimé son soutien à une candidature unique issue d’une primaire à droite. Il a mentionné : "Il y a deux primaires possibles. Celle qui inclut la droite et le centre, représentée par Retailleau et Attal, et celle des anciens ministres d'Emmanuel Macron, que je ne saurais rejoindre, car je n'y suis pas le bienvenu. En revanche, la primaire de droite proposée par Lisnard et Wauquiez, où je serais prêt à participer, est une initiative judicieuse."
D'accord pour une participation d'Édouard Philippe
Zemmour estime qu'Édouard Philippe pourrait figurer parmi les participants de cette primaire, faisant valoir qu'il est "le fils spirituel de Juppé" et proche du centre-droit. En revanche, il n'accueille pas Gabriel Attal, qu'il considère trop lié à la gauche. Philippe, qui a récemment rencontré Wauquiez pour discuter de cette primaire, a choisi de maintenir une position de retrait et de capitaliser sur des sondages favorables.
Le Rassemblement national a déjà signalé son refus de participer à une telle élection. Selon Zemmour, une grande partie des électeurs du RN se reconnaît dans une vision de droite, tandis que la direction serait plus encline à des idées de gauche.
Un premier tour de la présidentielle déterminant
L'homme politique est revenu sur son cheminement par rapport aux primaires. "Après avoir observé les primaires précédentes ces quinze dernières années, j'ai réalisé qu'elles ne garantissent pas une unité des perdants derrière le gagnant. Des exemples comme Juppé, qui s'est retiré après sa défaite, illustrent cela. Cependant, le paysage politique s'est complexifié, et la question de la tripartition mérite réflexion. Le premier tour pourrait bien être pensé comme une sorte de primaire."
"Les sondages surévaluent le Rassemblement national"
Éric Zemmour conteste les pronostics récents, comme celui d'Odoxa-Mascaret, qui place Édouard Philippe gagnant contre Jordan Bardella au second tour. Il déclare : "Le système médiatique nous impose un scénario préfabriqué, mais je crois que je peux encore me qualifier au second tour, alors que le soutien pour Bardella pourrait bien s'inverser. Depuis 15 ans, les sondages n'ont cessé de gonfler les chiffres du Rassemblement national dans chaque élection..."







