Rima Hassan, eurodéputée de La France insoumise, a été interpellée le 2 avril, selon des informations rapportées par Le Parisien. Cette mesure intervient à la suite d'un post controversé sur X, évoquant Kōzō Okamoto, terroriste japonais ancien membre de l’Armée rouge. Des substances de synthèse ont également été retrouvées dans son sac, ajoutant à la gravité de la situation.
Le pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) a procédé à l'interpellation de Rima Hassan dans les locaux de la police judiciaire parisienne. Le média a rapporté que l'eurodéputée LFI a été placée en garde à vue pour des faits d'apologie du terrorisme. Pendant la procédure, des échantillons de drogue de synthèse ont été découverts, bien que la nature précise de cette substance n'ait pas encore été déterminée.
Un post sur X rapidement supprimé
La situation a été déclenchée par un message posté sur le réseau social X. Rima Hassan faisait référence à Kōzō Okamoto, responsable d'un attentat à l'aéroport Ben-Gourion en Israël en mai 1972, qui a causé la mort de 26 personnes. Le tweet a été supprimé suite à une convocation par la police. Ce post a suscité de vives réactions et a attiré l'attention du PNLH.
Un député RN saisit la justice
Matthias Renault, député RN, a porté plainte le 27 mars dernier, dénonçant l'apologie du terrorisme dans un courrier adressé à la procureure de la République. Il a cité le tweet de Rima Hassan, qui déclarait : "Kōzō Okamoto : j'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir." Il a aussi fait référence à l'article 421-2-5 du code pénal, stipulant que l'apologie des actes de terrorisme peut entraîner de lourdes sanctions, pouvant aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, selon les normes en vigueur en France.







