Aux États-Unis, le don de plasma rémunéré attire chaque jour davantage de membres de la classe moyenne en quête d'un coup de pouce financier face à la montée des prix. Cette activité s'est transformée en une industrie florissante, dont les produits sont largement exportés vers la France et d'autres pays pour des applications pharmaceutiques.
Contrairement à la France, où le don de sang est gratuit, les États-Unis proposent un système où les donneurs sont payés, permettant à de nombreux Américains de compléter leurs revenus. Selon le New York Times, qui a publié un article à ce sujet en mars, les centres de dons étaient historiquement localisés dans des quartiers défavorisés, souvent à la frontière mexicaine ou dans des régions industrielles touchées par la crise économique. Ces établissements ont souvent été critiqués pour exploiter la vulnérabilité des populations locales.
Cependant, entre 2014 et 2021, le nombre de centres de dons a doublé, atteignant 1 200 à travers le pays. Une partie de cette expansion a vu le jour dans des banlieues plus aisées, où résident une majorité de familles de classe moyenne. Par exemple, à Houston, le New York Times a observé cette transformation, illustrant ainsi les effets de la pression économique actuelle sur des millions d'Américains, désireux de trouver des solutions alternatives pour payer leurs factures.
De nombreux experts estiment que cette tendance reflète un changement sociétal, où le don de plasma devient non seulement une aide ponctuelle, mais un véritable moyen de subsistance. En outre, des voix s'élèvent pour avertir que cette pratique pourrait avoir des conséquences sur la santé et la sécurité des donneurs, appelant à un encadrement plus rigoureux des centres de dons.







