Face à la perte d'un être cher, les proches doivent surmonter le deuil tout en s’attaquant à diverses démarches administratives. Certaines procédures sont à accomplir dans un délai très court, parfois même en quelques heures. Voici les étapes les plus cruciales à réaliser rapidement.
Il est vital, malgré la peine, de s'atteler sans tarder à certaines formalités après le décès d'un proche. L'urgence consiste principalement à signaler le décès et à amorcer les préparatifs funéraires. Voici les quatre actions les plus pressantes à effectuer.
Déclaration de décès
La déclaration de décès constitue la première étape incontournable, avec des implications administratives significatives. Un médecin doit d'abord confirmer le décès. Les proches disposent alors de 24 heures pour procéder à la déclaration à la mairie de la commune où la personne est décédée. Ils obtiendront un acte de décès officiel, qu'il est crucial de conserver et de photocopier pour les démarches ultérieures. Dans environ 85 % des cas, le décès à l'hôpital ou en maison de retraite simplifie cette procédure, car la constatation et la déclaration se font directement sur place.
Gestion de l’hébergement du corps
En cas de décès survenu à l'hôpital ou en maison de retraite, l'hébergement du corps est pris en charge gratuitement pendant trois jours. Passé ce délai, des frais d'environ 100 euros par jour s'appliquent. Il est également possible de garder le corps à domicile jusqu'aux obsèques, même s'il est déjà placé dans le cercueil. À la demande de la famille, un transfert vers une chambre funéraire peut être organisé.
Organisation des obsèques
Les obsèques doivent se tenir au moins 24 heures après le décès. À partir de juillet 2024, la crémation ou l'inhumation pourra être planifiée jusqu'à 14 jours après le décès. En l'absence de directives dans un contrat de prévoyance ou un testament, c'est à la famille, souvent le conjoint survivant, de prendre la décision sur le type d'obsèques. Le défunt peut être inhumé dans le cimetière de sa commune de résidence, à l’endroit de son décès ou dans une commune où il possède une concession funéraire. Pour la crémation, l'autorisation du maire de la commune du décès ou de la mise en bière est nécessaire, et il faut aussi se positionner sur le sort de l'urne, car il n'est pas permis de la conserver chez soi.
Choix de l’entreprise funéraire
Le choix de l’entreprise funéraire doit être fait dans les deux jours suivant le décès. Il est crucial de comparer plusieurs devis, la différence de tarifs pouvant atteindre 50 ou 60 % entre divers prestataires. En France, le coût moyen des obsèques est d'environ 3 800 euros, mais des offres à moins de 2 000 euros, couvrant uniquement les services de base, se multiplient. À noter que jusqu’à 5 910 euros peuvent être prélevés sur les comptes d'un défunt pour régler les frais funéraires.







