Le taux de fécondité en Italie a chuté à un niveau inquiétant de 1,14 enfant par femme en 2025, plaçant le pays parmi les moins féconds au monde selon des données publiées par l'agence Istat. Cette tendance est une manifestation du vieillissement rapide de la population italienne. En parallèle, l'Italie se distingue par une espérance de vie élevée, atteignant 81,7 ans pour les hommes et 85,7 ans pour les femmes.
Les raisons de ce phénomène sont multiples. Les femmes tendent à retarder leurs maternités en raison de la précarité économique, comme l'explique la sociologue Chiara Saraceno à l’AFP : « Les conditions de vie pour les jeunes adultes sont de plus en plus difficiles. En outre, l'iniquité dans la répartition des tâches ménagères complique encore la situation. Bien que l'idée que les mères ne doivent pas travailler ait disparu, elles se voient toujours confier la majorité des responsabilités parentales. »
La Sardaigne, un cas à part
Selon un classement de la Banque mondiale, l'Italie se situe au même niveau que des pays comme la Chine et le Japon en termes de taux de fécondité bas. Dans l'Union européenne, la moyenne est passée de 1,57 enfant par femme en 2010 à 1,34 en 2024. La Sardaigne apparaît comme la région la plus touchée avec un taux moyen alarmant de 0,85 enfant par femme.
Bien que les chiffres de la population en 2025 soient restés relativement stables par rapport à 2024, l'immigration a joué un rôle crucial. La population des résidents étrangers a augmenté de 188 000 personnes, tandis que la population italienne a diminué de 189 000. Ces dynamiques démographiques posent des questions fondamentales sur l'avenir de l'Italie et soulignent la nécessité d'une réflexion profonde sur les politiques familiales et d'immigration. Les experts appellent à des mesures proactives pour aborder cette crise démographique et encadrer les conditions de vie des jeunes actifs.







