Quatre individus, parmi lesquels trois militants d'ultradroite, ont été récemment mis en examen et incarcérés pour tentative de meurtre en bande organisée. Leur objectif était d'éliminer un autre membre de leur propre mouvement, bien que les raisons derrière cette violence restent floues.
La survie de la victime est due à l'intervention rapide des forces de l'ordre, qui ont détecté le projet malveillant à temps. Deux des suspects étaient déjà répertoriés pour leur affiliation avec l'ultradroite, notamment au groupuscule néonazi "les Hussards", rappelant l'histoire du GUD (Groupe d’Unité Défense), dont la dissolution a été envisagée par Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, en 2024.
Dans la soirée du vendredi 13 mars, la police judiciaire de Versailles a été avertie d'une agression imminente à Carrières-sous-Poissy, ciblant un homme lui aussi lié à l'ultradroite. À leur arrivée, les enquêteurs ont réussi à arrêter deux hommes et une femme, lesquels projetaient de noyer leur cible dans un lac, selon des informations rapportées par les sources proches de l'affaire.
Les trois suspects ont été placés en garde à vue et rapidement mis en examen pour tentative de meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs, une information confirmée par le parquet de Versailles. Cependant, la situation s'est compliquée lorsque les enquêteurs ont découvert que la femme interpellée semblait avoir des liens avec des mouvements antifascistes. Les autorités envisagent qu'elle aurait pu servir d'appât, bien que son degré de connaissance des activités radicales de ses complices demeure incertain.
Ce cas soulève des questions sur les luttes internes au sein de groupes extrémistes, un phénomène que des experts comme Jean-Pierre Dubois, analyste politique, décrivent comme révélateur des tensions croissantes et des rivalités qui règnent à l'intérieur de ces mouvements. La police continue d'explorer les ramifications de cette affaire perturbante.







